Tatouage temporaire : les dangers du henné

L’attractivité de plus en plus grande pour les tatouages temporaires a permis l’éclosion de nombreux tatoueurs « à la sauvette » qui abondent dans les lieux touristiques. Parmi les différentes techniques proposées, celle du tatouage temporaire au henné remporte un très grand succès.

Bien faire la différence entre les types de henné

tatouage-henné-noirLa technique de la peinture corporelle au henné telle qu’elle se pratique dans de nombreux pays d’Orient ou du Maghreb se réalise à partir d’une plante colorante que l’on trouve sur certains arbustes et qui est traité afin de produire une pâte de couleur bordeaux. C’est cette pâte qui est appliquée sur la peau soit au pinceau, soit à l’aide d’un cône en plastique.

Pour que les motifs apparaissent il faut laisser la partie de la peau peinte sous une pièce de tissu chaude et attendre entre deux ou trois jours. Le motif ressort alors tout d’abord en orange qui fonce petit à petit. Ce type de tatouage tout à fait sans danger est assez long à réaliser et sa durée de vie ne dépasse pas trois à quatre semaines. Cela explique pourquoi certains tatoueurs proposent des tatouages au henné noir qui sont plus rapides à réaliser, d’une durée de vie plus longue et esthétiquement plus apprécié des clients.

C’est l’utilisation de ce henné noir qui est problématique car entre dans sa composition des produits chimiques dont le paraphénylèdiamine ou PPD.

Le paraphénylèdiamine, un produit à haut risque

Produit chimique dérivé du benzène, le paraphénylèdiamine entre dans la composition de nombreux produits comme le caoutchouc, le plastique, le cirage, les textiles. Grâce à son très grand pouvoir colorant il est utilisé notamment en coiffure pour les teintures capillaires même si son utilisation est encadrée car son pouvoir allergique est très grand.

Des complications nombreuses pour le tatouage au henné noir

henne-noirLes réactions qui suivent un tatouage au henné noir peuvent être très importantes et elles apparaissent en règle générale au bout d’une à deux semaines. Éruption de boutons, de cloques d’eau peuvent mener à un œdème très important de la zone tatouée allant jusqu’à des démangeaisons intenses. Il est très courant que la zone tatouée conserve des traces de ces éruptions allergiques sous forme de mini cicatrices. Il n’est pas rare également qu’une allergie au PPD provoque par enchaînement, une sensibilisation à de divers produits chimiques entrant dans la composition d’autres colorants utilisés dans différents secteurs de l’industrie.

S’informer pour mieux se prémunir

Face au manque de réelles législations et à la difficulté de réguler ce marché très volatile, il est important que le futur tatoué s’informe sur les pratiques du tatoueur auquel il fait appel. Si on lui propose un tatouage au henné noir ou, sous couvert d’un tatouage au henné naturel, un tatouage facile à faire, rapide et d’une longue durée de vie, il doit se méfier et refuser. C’est par l’information et la prévention qu’il se préservera de ces tatouages à hauts risques.

Vous pouvez également découvrir notre article sur la mode des tatouages, l’histoire du tatouage et les différentes techniques.

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