Tatouage : plus qu’hier, moins que demain

Éléments décoratif de la peau, certains en sont recouverts, d’autres que partiellement voir pas du tout… La mise en place de cet élément peut être douloureux et en décourage plus d’un ! Mais pour les plus courageux les possibilités sont infinies : forme, symbole, dessin, couleur… De quoi parlons-nous ? Du tatouage bien évidemment !

Brève histoire du tatouage

Tatouage et grafitis

Le tatouage est un art qui existerait depuis plus de 5000 ans cependant il est difficile de connaitre l’origine historique mais également géographique de cette pratique artistique. La raison de cette incertitude ? Peu d’historiens se sont réellement penchés sur l’évolution de cette pratique au fil des siècles. Les premiers tatouages auraient été découverts sur des momies en 5300 av. J-C, dans les montagnes italo-autrichiennes puis en Egypte et les hypothèses de ces premières pratiques du tatouage seraient liées à des raisons thérapeutiques, décoratives et religieuses.

Toutes les recherches effectuées ont démontré que la signification du tatouage varie selon les peuples, les pays et l’époque. Rite initiatique, signe d’identité ou marque protectrice chez les Celtes, les Egyptiens, les Japonais ou les Polynésiens, le tatouage avait presque fini par disparaître des traditions tribales au fil des siècles.

Cette pratique s’est perpétuée successivement dans de nombreuses zones géographiques à travers les siècles. Elle a été utilisée dans de nombreuses civilisations bien avant que tous ces peuples n’entrent en contact les uns avec les autres.

Dans la culture chinoise, les tatouages étaient source de superstitions ou de méthode de punition pour les brigands et criminels, ils ont ensuite été l’apanage d’une certaine catégorie de personnes (motards par exemple). Il s’est plus récemment démocratisé avec l’intérêt de nombreux corps de métiers tels les policiers, avocats ou encore psychologues qui jusque-là n’étaient pas « branchés tatoo », notamment en Europe.

Malgré cet intérêt plus partagé, le tatouage reste encore un art controversé puisque sujet à des préjugés. Il est quelque fois nécessaire de les cacher dans certaines activités exercées.

Les recommandations aux futurs tatoués

TatoueurSe faire tatouer est souvent vu comme un acte de courage. Nombreux sont ceux ayant renoncés à ce projet de peur de souffrir sous l’aiguille du dermographe.

Il y a cependant quelques recommandations basiques mais essentielles à prendre en compte avant de passer à l’acte.

Ne pas y aller sur un coup de tête ! Se faire tatouer doit être le fruit d’une longue et mure réflexion.

Le choix du motif doit être bien réfléchi. Si ce choix se fait sous le coup de l’impulsion ou d’un coup de cœur du moment, les regrets vous guettent ! Le motif doit être personnel et avoir une signification particulière à vos yeux.

Il est également très important de bien réfléchir sur la zone à tatouer. Avoir un gros tatouage sur le décolleté peut être fun à 25 ans, bien moins à 75 quand la peau est relâchée et le décolleté peu valorisant.

Il convient d’être particulièrement vigilant à l’hygiène du matériel. Vous devez avoir un mot en tête en vous installant dans le siège du tatoueur : stérilisation. Un matériel non stérilisé peut entrainer la transmission du SIDA, des hépatites B et C.

Des méthodes et technologies révolutionnaires dans le monde du tatouage.

Bon, heureusement que la technologie peut aider certains tatoués qui exècrent leur tatouage aujourd’hui. La méthode du laser permet d’effacer un tatouage en échange d’une cicatrice, de quelques centaines d’euros et de beaucoup de patience.

Autre méthode, celle du recouvrement, qui permet, comme son nom l’indique, de recouvrir un tatouage par un autre. Il s’agit en quelque sorte de maquiller un tatouage regretté par un autre plus réfléchi.

La technique du marquage professionnel né dans les années 1930-1940, est une nouvelle mode dans le monde du tatouage. Il s’agit de chauffer une tôle galvanisée à l’aide d’un chalumeau. Une fois chauffé à blanc, le métal est appliqué directement sur la peau à l’aide de pochoirs. Cette technique a cependant une grande limite : seules les formes simples sont réalisables.

Le nec plus ultra en terme d’avancé technologique est le tatouage programmable. Qu’est-ce donc ? Il s’agit d’une méthode brevetée en 2013 et inventée par des chercheurs Californiens qui consiste à insérer un mince écran à cristaux liquides sous la peau du poignet. Le dessin qui s’affiche devient visible à travers même la peau et il peut se changer grâce à une puce qui est aussi implantée sous l’épiderme. De quoi soulager ceux qui sont lassés de leur(s) tatouage(s). A chaque problème son progrès technologique !

On l’a donc vu le tatouage a des significations différentes en fonction des cultures mais aussi des époques. Bien qu’il soit encore source de clichés, il se démocratise de plus en plus. Réflexion, courage et hygiène sont indispensables. La technologie apporte une véritable aide pour ce genre artistique.

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