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| « Usine de traitement des brasques ! Alcan doit s'expliquer... » Jean-Pierre Blackburn | |||
Qui, au nom d’Alcan, peut expliquer clairement à la population du Saguenay - Lac-Saint-Jean où cette compagnie s’en va dans le dossier de l’usine de traitement des brasques usées à Saguenay ? |
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SAGUENAY - Jonquière, 13 mai 2005 - /LBR.ca / - Faisons une rétrospective des événements :
- Il y a un peu plus d’un an, soit le 3 mars 2004, la multinationale annonçait en conférence de presse et en grande pompe, qu’elle mandatait une importante firme d’ingénieurs, le consortium Bechtel-BPR, de commencer immédiatement la planification, l’ingénierie, l’approvisionnement et la gestion de la future usine de traitement de la brasque à SAGUENAY. Et ce, avant même que le BAPE n’ait produit son rapport, ou formulé quelques recommandations que ce soit, quant au procédé d’Alcan devant lui permettre de transformer les brasques ici, à Jonquière. Un geste qui d’ailleurs fut mal vu et interprété par plusieurs, comme étant inapproprié..., de la part des autorités d’Alcan. - Quelques mois plus tard, une fois le rapport du BAPE rendu public, le Ministre de l’environnement, Monsieur Thomas Mulcair, confirmait le 27 mai 2004, à Jonquière, que le Gouvernement du Québec était prêt à aller encore plus loin que ce qui est recommandé dans le rapport du BAPE, pour éliminer tout obstacle potentiel et aider les autorités dans leur décision de procéder... à l’implantation d’une usine de traitement de la brasque usée, sans contraintes. À cette fin, le Gouvernement du Québec s’est dit prêt à autoriser le traitement annuel de 80 000 tonnes de brasques, pour assurer la pérennité du projet, soit 20 000 tonnes de plus que ce qui était recommandé par le BAPE. - Ultérieurement, devenu inquiet face au silence d’Alcan, et désireux de s’assurer du sérieux quant à leurs véritables intentions de vouloir construire une usine de traitement des brasques usées à Jonquière, le Gouvernent du Québec demandait aux autorités de la compagnie, de leur faire parvenir une résolution du Conseil d’administration d’Alcan, confirmant leurs intentions... Depuis, rien…! Alors que tout le monde attend l’annonce officielle..., et le début des travaux..., voilà qu’en fin de semaine, coup de théâtre ! Alcan demande au Gouvernement fédéral par l’entremise du programme Partenariat Technologique Canada (PTC), une aide financière de celui-ci; c'est-à-dire qu’Alcan demande maintenant, (ce qui est devenu un an plus tard), que le Gouvernement fédéral investisse rien de moins que du capital de risque dans son projet ! Cette demande, laquelle remonterait à, il y a près de deux mois, a pour conséquences qu’elle oblige un nouveau processus d’évaluation environnementale…, ce qui amènera de longs délais..., lesquels peuvent s’allonger au delà des six à huit mois, avant de savoir ce qu’il en sera..., de me confirmer un haut fonctionnaire à Ottawa. À quel jeu joue Alcan ? Pourquoi les autorités de la multinationale agissent-elles ainsi, alors qu’Alcan n’a nul besoin du fédéral pour aller de l’avant et pour construire son usine de traitement des brasques, avec sa propre technologie (LCLL), ou encore avec la technologie de Nova PB ? Quelqu’un peut-il expliquer à notre population, comment Alcan s’y prendra pour affirmer aux autorités gouvernementales, qu’elle n’est absolument pas en mesure de réaliser son projet de construire une usine de traitement de la brasque à Jonquière, sans l’aide financière du fédéral... Rappelons qu’il s’agit ici de l’un des quatre critères d’analyse, une condition sine qua non à tout investissement en capital de risque de la part d’Ottawa, dans un quelconque projet. Oui, comment fera Alcan pour démontrer et prouver... que l’aide du fédéral lui est absolument nécessaire…, sans quoi elle ne peut aller de l’avant ? En vertu du programme Partenariat Technologique Canada (PTC), historiquement le fédéral a souscrit entre 25 % et 30 %, dans les projets où il s’est associé à des partenaires privés dans le passé. Par exemple, en 2002-2003, le fédéral a injecté à partir de ce programme1, 431 millions de dollars, répartis dans 120 projets pluriannuels de Recherche et de développement. 110 de ces projets étaient de l’aide pour des PME, lesquels se sont partagés 145 millions, représentant moins de 34 % de l’enveloppe budgétaire globale, tandis que les dix autres entreprises se sont partagées les 286 millions restants de l’enveloppe. Rappelons que seuls les équipements, les matériaux, les frais de consultants, la main d’œuvre et les frais généraux, sont des coûts admissibles en vertu des critères du programme, excluant toute bâtisse. Et il faudra toujours prouver que le projet ne peut voir le jour..., sans l’aide financière d’Ottawa. Comment dans de telles circonstances les trois députés du Saguenay – Lac-Saint-Jean, pourront-ils recommander au Ministre responsable du dossier, et ce le plus sérieusement du monde, que l’on doit aider Alcan..., alors que la multinationale a annoncé pas plus tard que cette semaine, qu’elle avait doublé ses profits au cours du premier trimestre de 2005, atteignant les 218 millions de dollars US. Sans compter qu’elle bénéficie en plus de reports d’impôts dépassant le milliard de dollars, ainsi que des avantages énergétiques imposants, etc. Non ! Cette demande d’aide financière faite à Ottawa ne tient pas la rampe… Elle cache autre chose... Quoi ? · Pourquoi Alcan décide t-elle sciemment, de s’embarquer dans un si long, inutile…, et laborieux processus environnemental avec Ottawa, alors qu’elle n’en a pas besoin ? · Essaie-t-on d’allonger indûment les délais, pour mieux annuler le projet d’investissement dans une usine de traitement des brasques usées à Saguenay, faisant perdre ainsi les 50 emplois promis ? · Cacherait t-on une intention de s’en aller ailleurs que dans la région..., pour traiter les brasques, alors que tous les experts confirment qu’il y a suffisamment de brasque à traiter ici, pour vingt-cinq à trente ans à venir ? Comme candidat dans une élection qui pourrait être imminente, et comme intervenant qui a à cœur le développement de sa région, j’estime que notre population et nos travailleurs ont droit à ces réponses… Nous avons le droit d’obtenir davantage de transparence, tout comme le discours se devrait d’être entièrement cohérent de la part des autorités d’Alcan ! J’ajouterais ici : que la compagnie Abitibi Consolidated sollicite l’aide (sous forme de partenariat) du Gouvernement fédéral pour sauver l’usine de Kénogami, j’achète ! Car nous voyons tous les difficultés de cette compagnie présentement, et les gros nuages qui planent au dessus de la tête des 440 travailleurs qui travaillent à l’usine de Kénogami. Mais Alcan, une multinationale aux profits considérables.., je ne comprends pas ! Peut-être les hautes autorités pourraient nous l’expliquer...? Car actuellement, malgré toute la bonne volonté souhaitée pour aider nos travailleurs, et mon désir de supporter Alcan dans ces projets de développement au Saguenay - Lac-Saint-Jean, cette demande d’aide financière d’Ottawa, pour l’implantation d’une usine de traitement des brasques à Jonquière, s’avère difficilement explicable et difficilement défendable. Source : Jean-Pierre Blackburn, Candidat pour le Parti conservateur dans Jonquière - Alma Tél. : 418 – 695-8010 |
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