| Coupures de 20 % sur la possibilité forestière | |||
Le 13 avril dernier, une délégation régionale rencontrait les ministres Pierre Corbeil, Nathalie Normandeau et Françoise Gauthier à Québec. La rencontre visait d’abord à s’entendre sur les impacts estimés sur l’économie et l’emploi de la région, de l’application de Loi 71. La Conférence régionale et ses partenaires déposaient aux ministres, un train de mesures d’atténuation, visant à réduire, sinon à annihiler, les impacts de la coupure de 20 %. Les régionaux attendaient des réponses concrètes le 27 avril dernier, lors du passage des ministres Corbeil, Normandeau et Gauthier, à Roberval. Or, d’entrée de jeu, le Ministre Corbeil a indiqué aux participants que ses fonctionnaires étaient à l’œuvre et qu’il prenait l’engagement de répondre à la région d’ici la fin mai 2005, sur la mise en œuvre de ces mesures. Plusieurs entreprises ont pris ou prendront des décisions d’affaires quant au maintien ou non d’activités forestières et de transformation. Les impacts de ces décisions sur l’économie et l’emploi pourraient être majeurs et irréversibles. C’est pourquoi la région exige du gouvernement, des réponses aux mesures d’atténuation et ce, d’ici la fin mai 2005. Lors de leur passage à Roberval, les ministres ont demandé un plan d’action pour le développement et la diversification des économies locales et régionales, d’ici le 3 juin prochain. Les réponses aux 7 mesures d’atténuation sont attendues en amont du plan d’action puisqu’elles en constituent la base, aux yeux des régionaux. Le président de la Conférence régionale rappelle que la région, une fois de plus, a été proactive. Dès le dépôt du rapport Coulombe, en décembre 2004, la Conférence régionale et ses partenaires se sont affairés à comprendre les impacts de l’application des 81 recommandations qu’il contenait. Ensemble, ils ont défini des mesures d’atténuation, qui allaient être déposées au Ministre Corbeil. Liste des mesures déposées par la région au gouvernement, le 13 avril 2005 : 1) Permettre la récupération des volumes non récoltés lors de la dernière période quinquennale des PGAF (arrérages) évalués à plus de 1.5 M m3 et des volumes non attribués. 2) Faciliter la récolte à niveaux variables afin de minimiser les pertes dans les peuplements en perdition et de normaliser les forêts dans les unités d’aménagement où il y a une surabondance de strates matures tel que suggéré par la Commission Coulombe. 3) Autoriser sur la base des connaissances développées par le Consortium de recherche sur la forêt boréale, tel que prescrit dans la loi sur les forêts, la récolte dans les réserves forestières au nord de la limite nordique non conventionnées dans la Paix des Braves. 4) Entamer immédiatement, sur la base de ces mêmes connaissances, un processus de reconsidération de la limite nordique en fonction de paramètres scientifiques. 5) Remettre en production des landes forestières (dénudés secs, brûlis non régénérés) actuellement considérées comme des superficies improductives. 6) Quant à la forêt privée, une augmentation du budget de 600 000 $ par année afin de maintenir l’effort d’aménagement et respecter les stratégies d’aménagement pour maintenir la possibilité forestière au niveau actuel (260 000 mètres cubes) est requise. Pour faire passer la possibilité de la forêt privée à 310 000 mètre cubes, une injection supplémentaire de 2.4 millions de $ par année est sollicitée. 7) La prise en compte des bois secs et sains pour diminuer l’ampleur de la réduction des attributions. (ajoutée à la liste des mesures déposées) 8) Que le ministre reconnaisse la région comme banc d’essai visant à tester, à très court terme, de nouveaux modèles de calcul qui optimiseraient la possibilité en fonction de l’intégration de différents paramètres (OPMV, spatialisation, aménagement écosystémique et synergie entre territoires) - Étaler dans le temps l’application des OPMV ayant un impact sur la possibilité forestière et profiter de ce délai pour trouver une formule d’intégration de ces mesures (synergie). - Revoir l’orientation ministérielle de faire passer le diamètre des tiges récoltables de 9 centimètres à 13 centimètres, orientation que les commissaires de la Commission Coulombe ne comprennent pas. (page 123). 9) Que le ministre confirme la nécessité de favoriser le maintien et le développement de structures et mécanismes de recherche en région, dédiés à la connaissance des écosystèmes boréaux en reconduisant nos deux ententes spécifiques, celle du Fonds de recherche (5 millions de dollars) et celle permettant le développement du Consortium sur la forêt boréale de l’Université du Québec à Chicoutimi. 10) Soutenir l’Association forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean et ses partenaires publics et privés dans l’élaboration d’une véritable culture forestière en lui assurant un budget annuel récurrent de 100 000 $. 11) Mettre à la disposition de la région, un programme facilitant le développement de la filière bois axé sur la deuxième et la troisième transformation comprenant le financement de la mise en œuvre, de suivi et de déploiement de la stratégie régionale qui sera déposée d’ici la fin d’avril.Ce programme devra mettre à la disposition de la région des moyens et des initiatives stratégiques aptes à susciter, à développer et à soutenir la consolidation et le développement optimal de la filière bois en terme de recherche, de transfert technologique, d’essais et expérimentation, de commercialisation, d’accompagnement des entreprises, de profil et de caractérisation de la main d’œuvre et de sa formation. 12) La région indique que les responsabilités dévolues aux forestiers en chef soient revues et axées sur la gestion par objectifs plutôt qu’un encadrement normatif. Dans cette perspective, la région revendique, entre autres, la responsabilité de l’analyse et de l’approbation des plans généraux et cela conforme à notre projet de décentralisation. 13) La région veut être représentée au comité consultatif de mise en œuvre du rapport Coulombe. – 30 – Source : Serges Chiasson, conseiller en développement (418) 547-2102 (223) Pour information : M. Bernard Généreux, président de la Conférence régionale des élus (418) 671-3975 |
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