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| Chibougamau et Chapais - La population bloque les routes | |||
La population de Chibougamau Chapais bloque actuellement les deux routes donnant accès aux deux villes. |
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Mercredi, 18 avril 2005. / LBR.ca / - « Nous pourrions qualifier notre rencontre avec le ministre des ressources naturelles et de la Faune tenue le 26 avril dernier de non-événement. Il semble que le gouvernement Charest ne comprend que les manifestations de force. C’est toute une population qui est dans la rue aujourd’hui. Nous ne lèverons pas les barrages tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas des engagements fermes des véritables décideurs politiques », a déclaré Bruno Marceau, un représentant du Syndicat des Métallos (FTQ) et membre de la Coalition pour la survie de Chibougamau Chapais.
L’inertie du gouvernement menace l’éclatement d’une communauté, la perte de bons emplois syndiqués et bien rémunérés et pénalise les entreprises qui font de la récupération de la matière ligneuse leur priorité. « C’est la survie de deux villes qui est en jeu avec la décision de réduire l’attribution en matières ligneuses de 21,4 % pour Chantier Chibougamau et de 26,6 % pour Barrette Chapais. Le tiers de la population de Chibougamau et de Chapais est employé par les deux entreprises Nous connaîtrons une réduction minimale de l’ordre de 56 % pour 2008. C'est une catastrophe sociale et écologique au profit de multinationales et au détriment d’une population et de son industrie locale », a poursuivi Bruno Marceau. Nous voulons l’équité « Nous voulons l’équité avec les autres régions du Québec. Nous voulons garder notre contrat d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF) pour faire vivre notre population. Nous demandons au gouvernement de serrer la vis aux vrais gaspilleurs. Ce gouvernement est à la solde des multinationales. Nous ne sommes pas des porteurs d’eau. Que le gouvernement libéral de Jean Charest se le tienne pour dit : nous ne tolèrerons pas une autre version du scandale des commandites », a averti Bruno Marceau. Le gouvernement encourage le gaspillage « Le gouvernement pénalise et menace la survie de deux entreprises indépendantes qui ont su récupérer la matière ligneuse en diminuant la production de copeaux et en se lançant dans la deuxième transformation. Il épargne deux grosses multinationales qui font un gaspillage éhonté de la matière ligneuse. Nous parlons ici d’environ 870 000 mètres cubes de matière ligneuse en longueur qui sont laissés sur le sol à chaque année pour la seule compagnie Abitibi Consol au Québec. Domtar en Abitibi donnerait un portrait similaire. Cette matière gaspillée permettrait de faire fonctionner une usine comme les nôtres. Ce sont les deux scieries indépendantes de Chibougamau et Chapais qui récupèrent le plus de bois par mètre cube et qui créent le plus d’emplois par mètre cube. Prenons l’exemple de Chantiers Chibougamau. L’entreprise produit 0,40 tonnes métriques de copeaux par mille pieds d’arbres abattus. Abitibi Consolidated produit 2,4 tonnes par mille pieds d’arbres sciés pour ses usines de pâtes et papier », a expliqué le président de la section locale 8644 du Syndicat des Métallos (FTQ). De plus, la décision prise par le gouvernement il y a quelques années de développer le marché des copeaux vers l’Ontario et les États-Unis s’est révélée un véritable encouragement pour les compagnies à continuer de gaspiller. « Seulement pour Abitibi Consolidated, nous parlons en ce moment de 1 million 350 mètres cubes de copeaux qui pourraient être récupérés. Cela représente 500 000 tonnes métriques de copeaux pour pourraient être acheminées vers les usines de pâtes et papier. C’est un scandale. Non seulement le gouvernement Charest nous traite inéquitablement mais il protège des multinationales qui font un gaspillage éhonté de notre ressource forestière au Québec », a conclu le militant syndical. (30) Pour information : Bruno Marceau, Syndicat des Métallos (FTQ), (418) 748-3223 ou (418) 770-7162 |
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