Les Métallos et la FSSA
Les travailleurs de la FSSA ont besoin des Métallos, un syndicat international
Saguenay, 14 novembre 2003 - / LBR / - Le directeur québécois du Syndicat des Métallos et vice-président de la FTQ. Michel Arsenault donne actuellement une conférence de presse afin de corriger les informations erronées qui circulent depuis la tenue d’une assemblée des travailleurs de l’aluminerie d’Arvida le 12 novembre. «Rappelons que les travailleurs et leur Fédération sont associés avec les Métallos depuis 1996, explique-t-il. La FSSA avait déclaré à l’époque que les Métallos était la seule organisation qui répondait à leurs exigences. Pendant sept ans, notre syndicat a fourni tous les services que la Fédération souhaitait recevoir : services de formation, de recherche, de défense, de soutien lors de négociations de conventions collectives, d’information, contacts avec d’autres syndicats dans le monde sans oublier l’adhésion à la FTQ. Nous avons été les artisans de la mise sur pied du Conseil mondial de l’aluminium, une des plus grandes attentes de la Fédération. Quel sont les intérêts que défendent ceux qui favorisent les Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA)?».

Les Métallos, le syndicat des travailleurs de l’aluminium dans la première fusion

Contrairement à ce qui est rapporté dans la presse régionale, le Syndicat des Métallos (FTQ) est un syndicat international présent partout en Amérique du Nord. Il représente 80% des travailleurs et des travailleuses de l’aluminium. «Les travailleurs de la FSSA se sont associés avec les Métallos non seulement parce que les enjeux sont internationaux mais aussi parce que notre syndicat est le syndicat des travailleurs de l’aluminium dans la première fusion. Les TCA n’ont absolument pas cette expertise et cette représentativité», a poursuivi Michel Arsenault.

Une autonomie complète

Le Syndicat des Métallos (FTQ) œuvre au Québec depuis plus de cinquante ans. «La structure de notre syndicat nous donne une complète autonomie. D’ailleurs, le directeur québécois est élu au suffrage universel. De plus, nous sommes présents dans toutes les régions du Québec. Nous avons un bureau à Jonquière. Il dessert plus de 2000 membres dont ceux de l’usine d’Alcan à Alma, ceux du Chemin de fer Roberval Saguenay, les policiers d’Alcan et Alumiforme. Nos membres sont satisfaits de l’autonomie qu’ils ont chez-nous ainsi que de la qualité des services qu’ils reçoivent», a mentionné Gaétan Piché, permanent du Syndicat des Métallos dans la région.

Internationaliste en connaissance de cause

Michel Arsenault a rappelé que le Syndicat des Métallos (FTQ) a tenu des consultations à la grandeur du Canada pour savoir l’opinion des membres sur la pertinence d’une organisation métallo strictement canadienne. «La réponse a été très claire, dit-il. Le fonctionnement des Métallos permet la défense des intérêts des travailleurs dans le respect de leurs différences tant au Québec, au Canada qu’en Amérique du Nord. De plus, avec la venue de la mondialisation, la dimension internationale est perçue comme fondamentale pour défendre les travailleurs. Durant cette période, les Travailleurs unis de l’automobile (TUA) ont connu des débats déchirants car leur structure centralisée aux Etats-Unis a mené les travailleurs canadiens à fonder les TCA. Ce syndicat est maintenant concentré et dirigé en Ontario. Nous comprenons mal l’élan nationaliste canadien de certains dirigeants de la FSSA».

Il précise que «les Métallos québécois, membres d’un syndicat international ont été les premiers à se prononcer en faveur de la souveraineté du Québec en 1977. Les Métallos canadiens ont voté à la même époque en faveur de la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple québécois».

Une péréquation qui est favorable aux métallos québécois

«En ce qui a trait aux critiques contre notre cotisation, soulignons qu’elle est fort raisonnable, qu’elle donne accès à un fonds de défense nettement supérieur à celui des TCA et que notre district au Québec est toujours sorti gagnant de la péréquation depuis sa fondation en 1961», a expliqué le directeur québécois du Syndicat des Métallos (FTQ).

Un syndicat militant et critique des positions de l’administration Bush

Il a conclu en dénonçant l’amalgame malhonnête entre les Métallos et la politique extérieure américaine colporté par certains. «Il faut être à bout d’arguments pour dire des sottises semblables. Notre syndicat était un des participants les plus actifs du mouvement syndical américain lors de la tenue de la conférence de l’OMC à Seattle. Pour celui qui suit le moindrement les positions et les activités de notre syndicat au Sud de notre frontière, il constaterait que les Métallos sont les plus ardents critiques des politiques du président Bush» a conclu Michel Arsenault, directeur québécois du Syndicat des Métallos (FTQ).

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Pour informations : Michel Arsenault, Syndicat des Métallos (FTQ) (514) 382-9596
Par: AB
Saguenay-Lac-St-Jean - 11/14/03 - 13:30:16 hre