-/ LBR.ca /- Un débat a éclaté sur la place public l'été dernier autour du financement des productions de films québécois, un secteur occupant une part de marché de plus en plus importante. Mais surtout, des films de plus en plus appréciés. C’est donc au moment où les québécois appuient avec fierté le milieu de son cinéma que celui-ci entre en crise.
Au cours des cinq dernières années, la part de marché des films québécois est passée de 4,5% à 18,2%. Cette progression s’est même faite au détriment du cinéma américain qui, depuis cinq ans, au Québec, est passé de 85,22% à 69,20%. (Le journal de Montréal) La preuve est faite, les gens s’identifient maintenant au cinéma québécois mais présentement l’État met un frein à ses élans créatifs.
La crise du cinéma est l'indice d'un problème profond qui met en cause la quantité de fonds disponibles mais aussi l'orientation même du système de financement actuel. L’an dernier, 32 projets ont été soumis à Téléfilm. L’ennui, c’est que sur les 22M$ versés dans le fonds du long métrage de Téléfilm en 2000, il ne restait que 4M$ à distribuer. Résultat: le financement de bons réalisateurs comme Louis Bélanger (Gaz Bar Blues), Charles Binamé (Séraphin: un homme et son péché ; Maurice Richard), Robert Morin (Que Dieu bénisse l’Amérique) et Robert Lepage (La face cachée de la lune) a été refusé ou coupé, certains pour la seconde ou la troisième fois.
Au Québec, les coûts de production subissent d’importantes augmentations et on a tendance à s’illusionner avec les chiffres obtenus au box-office. Une population de 6 millions ne peut malheureusement pas rentabiliser un film de 5 millions de dollars. Sans financement public, le manque de fonds compromet de nombreux projets. Mais la crise du financement du cinéma québécois ne se réduit pas aux coupures budgétaire de Téléfilm Canada. Elle est l'indice d'un problème profond qui met en cause non seulement la quantité de fonds disponibles, mais aussi l'orientation même du système de financement actuel.
Au cœur de la tourmente, se trouvent les fameuses enveloppes à la performance remises aux producteurs réalisant de bonnes recettes. À l’époque, il s’agissait pourtant d’une initiative pour contrer l'omniprésence du cinéma américain en salle. Selon les réalisateurs, le système des enveloppes à la performance, qui grugent la moitié des fonds de Téléfilm Canada, produit de nombreux effets pervers : concentration des entreprises (56 % des fonds sont allés à 5 compagnies), élimination des petites maisons de production, diminution du nombre de films et étouffement du cinéma d’auteur. On prétend aussi que le système des enveloppes à la performance encourage la production de films commerciaux (d’abord conçus en terme de marketing) au détriment des films d’auteur (ou le réalisateur fait un travail d’artiste).
Pierre Curzi (comédien, président de l'Union des artistes) pointe quant à lui les distributeurs et les producteurs : les distributeurs et exploitants mènent le bal, les cinéastes sont laissés pour compte. «Ils sont en première ligne pour récupérer leur mise. Les distributeurs sont de facto les véritables décideurs lorsqu'il s'agit de choisir quels films seront produits, et ce sont aussi les seuls véritables bénéficiaires des recettes au box-office, clame le président de l'Union des artistes. En somme, la production privée n'accepte pas le risque associé au secteur privé, qui est d'emprunter de l'argent.» Et pour faire de bons films, il faut d’abord prendre son expérience.
Au plus fort de la polémique, 43 cinéastes ont écrit une lettre ouverte pour exiger l'abolition des enveloppes à la performance et plus d'argent en subventions classiques. De leur côté, les producteurs et distributeurs ont demandé 20 millions d'argent frais pour relancer l'industrie. Les effets de cette «crise» se sont déjà fait sentir au box-office. Comparativement aux trois dernières années, moins de films québécois prendront l’affiche cette année. Selon La presse, pour se sortir de la crise touchant le financement des longs métrages canadiens de langue française, Téléfilm Canada aurait décidé de faire appel à des experts externes.
Un autre dossier à suivre.
Les 40 ans de passion des Farandoles
Les 5 et 6 octobre 2006 au Théâtre du Palais municipal.
Une production spéciale des Farandoles afin de souligner les 40 ans de la compagnie. Le spectacle « 40 ans de passion » illustrera les meilleurs moments de l’ensemble de l’œuvre des Farandoles actualisés avec la technologie d’aujourd’hui. Ce sera un moment magique où les spectateurs seront transportés dans un monde fantastique pendant plus de deux heures. Plus de 200 artistes mettront en valeur la culture internationale et québécoise. Pendant ces deux heures d’enchantement, plusieurs pays seront visités en danse internationale (Balkan, Europe de l’est et de l’ouest, Israël, etc.). Également, un clin d’œil sera fait aux diverses comédies musicales déjà produites par la troupe telles que Violon sur le toit, Chorus line, Cats ainsi que Chicago. Sans toutefois oublier le majestueux French can can qui a fait la réputation des Farandoles. L’apogée du spectacle se termine au Québec avec les danses celtiques dans le genre « River dance » ainsi que des danses de chez-nous. Également feront parties intégrante du spectacle, trois orchestres réputées : Les Gitans de Sarajevo, Vida Flamanca et Gens de légendes. Sans oublier la chorale Jeunesse en chœur qui transportera les spectateurs par ses chansons en hébreux, en croate ainsi qu’en français. Finalement, les artistes d’Ecce Mundo, dont la chanteuse Sabrina Ferland et le chanteur Jérôme Couture feront parties du spectacle.
Bonne semaine et prenez le temps de m’écrire un petit mot!
Nancy Ouellet
Agente de communication
Conseil régional de la culture SLSJ
(418)662-6623
communication.crc@cgocable.ca.
Pour savoir quoi faire : www.sorties.ca
Pour vos infos culturelles : www.ccr-sl.qc.ca/communications.php
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