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Services aux aînés en perte d’autonomie - Avis de la CSQ et de l’AREQ

Les aînés en perte d’autonomie : humanisme, qualité et responsabilité publique
2005-04-28 16:36 - Communiqué de presse

MONTREAL, le 28 avril 2005 - / LBR.ca / - La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et l’Association des retraitées et retraités de l’enseignement du Québec (AREQ) ont présenté l’avis Les aînés en perte d’autonomie : humanisme, qualité et responsabilité publique, dans le cadre de la consultation sur le projet de plan d’action 2005-2010 sur les services aux aînés en perte d’autonomie du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Pour la CSQ et l’AREQ, le Québec est loin d’être un chef de file en matière de services de maintien à domicile. Les organisations souhaitent que la mise en oeuvre du plan d’action gouvernemental, qui touche les personnes parmi les plus vulnérables de la population, s’avère un coup de barre important pour l’amélioration et le développement des services à domicile. Il est clair que la population âgée augmentera dans la prochaine décennie et qu’elle aura besoin d’une gamme de services plus diversifiés que ceux disponibles actuellement, particulièrement au regard des soins à domicile et de l’hébergement.

La CSQ et l’AREQ souscrivent aux quatre grands axes d’intervention définis dans le projet de plan d’action, soit la nécessité de formuler les fondements directeurs, de développer l’accès à des modèles diversifiés de services et de logement, de garantir des services et des milieux de vie répondant à de hauts standards de qualité et de miser sur la recherche et l’enseignement. De plus, plusieurs des points de ces axes d’intervention conviennent, notamment ceux en matière de prévention, de détermination des services spécialisés, d’accès à du soutien technique et de définition de standards de pratique reconnus.

La Centrale et l’Association considèrent toutefois qu’il y a plusieurs risques de dérive, particulièrement au chapitre des modalités de logement. Par conséquent, elles sont contre le plafonnement des places d’hébergement en CHSLD parce que ce type d’hébergement sera toujours nécessaire, même si des investissements supplémentaires sont prévus en services à domicile.

Pour la CSQ, il ne faut pas que l’Etat délègue les solutions à l’appétit des partenariats public-privé. Quand un partenariat quelconque (municipal, communautaire, privé, etc.) se construit en vue d’offrir une ressource d’hébergement substitut, celui-ci devrait correspondre à des paramètres nationaux pour répondre aux besoins des aînés en perte d’autonomie. Il faut trouver des moyens de préserver la vie active et sociale de la personne aînée et offrir des services de soutien domestique adéquats : alimentation, hygiène, sécurité, conciergerie. Il faut prévoir un plan de services et de suivi avec les services publics chargés des soins et des activités d’assistance personnelle et prévoir des mesures d’action participative aux décisions pour les aînés hébergés ou leurs proches mandatés. Finalement, il faut assurer des mesures d’évaluation de la qualité ou de reddition de comptes.

« Considérer les aînés, reconnaître leur apport personnel et social et soutenir leur projet de vie au grand âge, cela ne doit pas être vu comme un poids social, mais bien comme un droit commun », de souligner Louise Chabot, 1re vice-présidente de la CSQ. Si développer des modèles innovateurs d’hébergement substitut est prometteur, la responsabilité publique doit demeurer entière dans leur modélisation, leur normalisation et le contrôle de leur déploiement.

Finalement, l’AREQ insiste sur le fait qu’il est primordial que la gamme des ressources soient facilement accessibles et qu’elles s’inscrivent dans un projet de vie global. « Les personnes âgées expriment le souhait qu’on les écoute, qu’on les respecte, qu’on tienne compte de leur volonté et elles désirent aussi qu’on le fasse en reconnaissant leurs besoins selon une vision globale de leur personne, dans la perspective d’un projet de vie au grand âge. Leur appel à la dignité doit être entendu et ce n’est pas qu’en fixant des standards de qualité qu’on y répondra, mais bien en faisant une place importante à l’humanisation des soins et des services », de souligner la présidente de l’AREQ, Mariette Gélinas. Bien que les outils standardisés d’évaluation soient utiles, en aucun cas ils ne doivent se substituer au jugement clinique des intervenants chargés d’évaluer globalement les besoins de la personne.

Profils de la CSQ

La Centrale des syndicats du Québec représente 172 000 membres, dont près de 110 000 dans le secteur public. Pour sa part, l’Association des retraitées et retraités de l’enseignement du Québec (AREQ) représente 45 000 membres.

L’avis de la CSQ et de l’AREQ Les aînés en perte d’autonomie : humanisme,
qualité et responsabilité publique, est disponible sur le site Web
www.csq.qc.net .

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/Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse CSQ, (514)
356-8888 poste 2610, Cell. : (514) 235-5082, www.csq.qc.net/

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