Québec, le mercredi 17 octobre 2007 – / LBR.ca / - L'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) se réjouit de l'adoption par l'Assemblée nationale d'une motion prévoyant la création d'un comité chargé de déterminer les impacts financiers de l'indexation des régimes de retraite des secteurs public et parapublic pour les années comprises entre 1982 et 1999. Présentée par le député de Richelieu, M. Sylvain Simard, cette motion a été adoptée à l'unanimité des trois groupes parlementaires le 16 octobre 2007. Ce geste est venu clore une journée de rentrée parlementaire marquée par une importante manifestation des principales associations de retraités de l'État et par la présentation d'une pétition de plus de 6 000 noms portant sur la situation économique préoccupante des retraités. « Il s'agit d'un premier pas vers le rétablissement de l'équité pour les retraités de l'État. Cela permettra également de comparer les données financières du gouvernement avec nos propres estimations et d'atteindre une compréhension commune des enjeux liés à la correction de la désindexation », a déclaré M. Roger Bellavance, président de l'AQRP.
Les principales associations de retraités de l'État réclament notamment une correction immédiate des régimes de retraite afin que les personnes ayant accompli des années de service entre 1982 et 1999 obtiennent, pour ces années de service, le même niveau d'indexation que pour les années de service accomplies depuis 2000. L'AQRP a donc demandé à la firme Optimum Actuaires & Conseillers inc., membre du groupe financier Groupe Optimum, d'estimer le coût de la correction immédiate réclamée par les retraités de l'État. Selon les données obtenues, le coût de la modification assumé par l'employeur s'évaluerait à 2,2 milliards, étalé sur la période de plusieurs dizaines d'années durant laquelle les personnes ayant accompli des années de service entre 1982 et 1999 recevront une rente de retraite. Ce coût représente une augmentation de moins de 3,7% du total des engagements gouvernementaux à l'égard des régimes de retraite.
Par ailleurs, en prenant en considération les gains sur le rendement de la caisse des participants, le coût de la modification assumé par les participants se traduirait par une augmentation de moins de 1% de leur taux de cotisation. Plus précisément, le coût de la modification assumé par les participants se traduirait par une augmentation de 0,4% du taux de cotisation pour les participants actifs du Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) et par une augmentation de 0,9% du taux de cotisation pour les participants actifs du Régime de retraite du personnel d'encadrement (RRPE).
Toutes les personnes ayant travaillé pour le gouvernement du Québec entre 1982 et 1999 en participant à l'un de ses principaux régimes de retraite seraient avantagées par la correction demandée par les retraités. Selon les données obtenues par l'AQRP, la correction demandée viserait plus de 487 000 travailleurs actuels du gouvernement du Québec, 350 000 anciens employés du gouvernement n'ayant pas encore pris leur retraite, 174 000 retraités et 23 000 conjoints survivants. C'est donc dire que les demandes des retraités de l'État avantageraient directement près d'un Québécois sur sept, dont moins de 20% sont d'actuelles personnes retraitées.
« L'AQRP offre toute sa collaboration au futur comité et s'engage à lui présenter ses estimations actuarielles dès que possible », a conclu le président de l'AQRP.
Le 5 mars dernier, les principales associations de retraités de l'État, qui regroupent plus de 120 000 membres, ont demandé ce qui suit :
la correction immédiate de l'iniquité actuelle des régimes de retraite des secteurs public et parapublic, afin que les personnes ayant accompli des années de service entre 1982 et 1999 obtiennent, pour ces années de service, le même niveau d'indexation que pour les années de service accomplies depuis 2000 ;
la mise en place d’une table de travail permanente avec les principales associations de personnes retraitées des secteurs public et parapublic, notamment afin de discuter de solutions à long terme à apporter à leur appauvrissement continu depuis 1982 ;
le maintien des taux de cotisation au moins à leur niveau actuel pour 3 ans.
En raison des dispositions actuelles des régimes de retraite, les personnes ayant accompli des années de service entre 1982 et 1999 sont victimes d'une indexation de leur rente inférieure à celle des personnes ayant accompli des années de service depuis 2000. Plus précisément, les personnes ayant accompli des années de service après le 30 juin 1982 mais avant le 1er janvier 2000 subissent, pour ces années de service, une indexation équivalente à l'inflation moins 3%, alors que les personnes ayant accompli des années de service depuis 2000 obtiennent, pour ces années de service, une indexation équivalente à 50% de l'inflation ou l'inflation moins 3%, selon le meilleur des deux scénarios.
Fondée en 1968, l'AQRP est la principale association indépendante représentant l'ensemble des retraités des secteurs public et parapublic au Québec. Elle accueille plus de 23 000 membres provenant des gouvernements du Québec et du Canada, des sociétés d’État et des municipalités du Québec, ainsi que des réseaux québécois de la santé et de l’éducation. Sa mission est de promouvoir et défendre les droits et intérêts économiques, financiers, culturels, intellectuels et sociaux de ses membres.
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Source : AQRP
Renseignements :
Mathieu Santerre
(418) 928-2608
communication@aqrp.qc.ca
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