Les retraités de l'état s'unissent en prévision de la prochaine campagne électorale québécoise
AAR, APRQ, A.R.E.Q., AQDER, AQRP et RIIR
2007-02-15 11:28 - Communiqué de presse
Québec, le jeudi 15 février 2006 – / LBR.ca / - Les principales associations de personnes retraitées des secteurs public et parapublic s'unissent aujourd'hui afin de présenter leurs attentes concernant la retraite en vue du prochain scrutin provincial. Le groupe se dit tout d'abord profondément déçu du refus de la présidente du Conseil du trésor, Mme Monique Jérôme-Forget, de rencontrer une délégation du groupe afin de discuter du bien-fondé de la mise en place d’une table de travail permanente avec les représentants des personnes retraitées des secteurs public et parapublic. De plus, en vue de la prochaine campagne électorale québécoise, le groupe demande à l'ensemble des partis politiques québécois de rencontrer sa délégation et de s'engager en faveur du rétablissement de l'équité pour les personnes retraitées de l'État.
Plus précisément, le groupe demande :
la correction immédiate de l'iniquité actuelle des régimes de retraite des secteurs public et parapublic, afin que les personnes ayant accompli des années de service entre 1982 et 1999 obtiennent, pour ces années de service, le même niveau d'indexation que pour les années de services accomplies depuis 2000 ;
la mise en place d’une table de travail permanente avec les principales associations de personnes retraitées des secteurs public et parapublic, notamment afin de discuter de solutions à long terme à apporter à leur appauvrissement continu depuis 1982 ;
le maintien des taux de cotisation au moins à leur niveau actuel pour 3 ans.
Les personnes ayant accompli des années de service entre 1982 et 1999 sont victimes d'un appauvrissement plus important que les personnes ayant accompli des années de service depuis 2000. En effet, les personnes ayant accompli des années de service entre 1982 et 1999 subissent, pour ces années de service, une indexation équivalente à l'inflation moins 3%, alors que les personnes ayant accompli des années de service depuis 2000 obtiennent, pour ces années de service, une indexation équivalente à 50% de l'inflation ou l'inflation moins 3%, selon le meilleur scénario.
Rappelons que, dans le cadre des dernières négociations du secteur public, plusieurs groupes syndicaux ont envisagé une légère hausse des taux de cotisation.
Une demande raisonnable
La santé financière des deux principaux régimes des secteurs public et parapublic, le RREGOP et le RRPE, s'est beaucoup améliorée. La valeur marchande des actifs des cotisants a en effet bondi de 44% entre 2002 et 2005, pour dépasser les 45 milliards $. Sa valeur dépasse même de plus de 10 milliards $ la valeur des obligations à leur charge, estimée à 34,6 milliards $ en 2005. Le Fonds d'amortissement des régimes de retraite, constitué par le gouvernement, a atteint un sommet de 22,5 milliards en 2005-2006. Le maintien des taux de cotisation au moins à leur niveau actuel est enfin la condition nécessaire au maintien de cette bonne santé financière.
La correction immédiate demandée aurait par ailleurs des conséquences économiques positives, notamment sur les rentrées fiscales du gouvernement.
Le groupe de travail a appuyé les efforts que le gouvernement a faits pour reconnaître aux personnes retraitées une représentation dans la gouvernance de la Commission administrative des régimes de retraite et d'assurance (CARRA). Le groupe a également appris l'engagement du gouvernement à l’effet de réaliser une étude de la situation financière de l’ensemble des retraités du Québec. Ces deux actions, par ailleurs valables, ne sauraient en aucune manière servir de prétexte au refus d'une table de travail sur la protection du pouvoir d'achat des retraités de l’État.
Le groupe juge donc particulièrement inacceptable que le gouvernement justifie son refus de rencontrer la délégation des principales associations de personnes retraitées des secteurs public et parapublic par l'attente du dévoilement de cette étude. Le groupe mène actuellement différentes études appuyant ses demandes et s'engage à en dévoiler les résultats dès que possible.
À propos du Groupe
Rappelons que, depuis septembre 2006, un groupe de travail a été constitué d’associations de retraitées et retraités des secteurs public et parapublic. Ce groupe a été l'initiateur de quatorze rencontres régionales qui se sont tenues à la grandeur du Québec auxquelles ont participé plusieurs milliers de personnes retraitées provenant majoritairement des associations membres du groupe.
Dans tous les milieux, lors des rencontres régionales, le groupe de travail a reçu un appui enthousiaste et les participants ont adopté unanimement une déclaration commune visant à mettre rapidement en place une table de travail permanente, formée de représentants du groupe de travail des associations et de représentants du gouvernement, pour entreprendre des discussions sérieuses afin de trouver les solutions les plus pertinentes à l'appauvrissement des personnes retraitées des secteurs public et parapublic.
Les principales associations de personnes retraitées des secteurs public et parapublic du Québec regroupent ensemble plus de 120 000 personnes retraitées des secteurs public et parapublic. Le groupe comprend notamment l'Alliance des associations de retraités (AAR), l'Association des cadres retraités de l'éducation du Québec (ACREQ), l'Association des professionnelles et professionnels retraités du Québec (APRQ), l'Association des retraitées et retraités de l'enseignement du Québec (A.R.E.Q.), l'Association québécoise des directeurs et directrices des établissements d'enseignement retraités (AQDER), l'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) et le Regroupement des infirmières et infirmiers retraités (RIIR).
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Sources : AAR, APRQ, A.R.E.Q., AQDER, AQRP et RIIR