Québec, le jeudi 18 janvier 2007 – / LBR.ca / - L'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) estime que l'exposé de position intitulé « La question épineuse des régimes de retraite au Canada : étude sur l'écart grandissant entre les secteurs public et privé en termes de tendances et de régimes de retraite », publié hier par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), s'applique difficilement à la réalité du Québec. L'AQRP dénonce de plus les nombreux préjugés qui sont véhiculés par la FCEI à l'égard des retraités de l'État.
La FCEI a tout d'abord fait une erreur factuelle importante en prétendant que les gouvernements ne doivent pas procéder à l'évaluation actuarielle des obligations des régimes des secteurs public et parapublic. Au Québec, la Loi impose la réalisation, à tous les 3 ans, d'une évaluation actuarielle du Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) et du Régime de retraite du personnel d'encadrement (RRPE).
De plus, l'AQRP estime que l'analyse de la FCEI manque de nuances en laissant entendre que les obligations des régimes des secteurs public et parapublic du Québec sont mal capitalisées. Au contraire, la santé financière de ces régimes est excellente. En effet, la valeur marchande des actifs des cotisants au RREGOP et au RRPE a bondi de près de 50% entre 2002 et 2005, pour atteindre 45,3 milliards $. Le Fonds d'amortissement des régimes de retraite, constitué par le gouvernement du Québec, a par ailleurs atteint un sommet de 22,5 milliards $ en 2005-2006.
Mentionnons enfin qu'aucun document traitant spécifiquement de la réalité du Québec n'est présenté dans la bibliographie de l'étude de la FCEI.
Préjugés
L'ensemble de la position de la FCEI véhicule par ailleurs de nombreux préjugés à l'endroit des retraités de l'État. Il est tout d'abord erroné de prétendre que les retraités des secteurs public et parapublic représentent un groupe privilégié. En effet, en 2001, la rente annuelle moyenne des bénéficiaires du Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) était de 11 952 $, ce qui se compare à la moyenne de 11 294 $ pour l'ensemble des personnes qui reçoivent une rente d'un régime à l'emploi au Québec.
Le second préjugé est celui de disposer d'une rente garantie. Au contraire, comme dans tous les régimes à l'emploi, l'indexation de la rente des retraités de l'État est généralement nulle ou partielle, ce qui fait en sorte que leur rente perd de la valeur année après année. Par ailleurs, la valeur de leur rente est soumise aux changements apportés aux régimes de retraite.
La perception à l'effet que les retraités des secteurs public et parapublic vivent aux crochets de l'État et des contribuables est également inappropriée. Leur rente est un montant notamment composé des cotisations prises à même leur salaire durant leurs années d'emploi et des engagements formels de leur ancien employeur à leur endroit. Ils y ont légitimement droit.
À propos de l'AQRP
Fondée en 1968, l'AQRP est la principale association indépendante représentant l'ensemble des retraités des secteurs public et parapublic au Québec. Elle accueille plus de 21 000 membres provenant des gouvernements du Québec et du Canada, des sociétés d’État et des municipalités du Québec, ainsi que des réseaux québécois de la Santé et de l’Éducation. Sa mission est de promouvoir et défendre les droits et intérêts économiques, financiers, culturels, intellectuels et sociaux de ses membres.
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Source : AQRP
Renseignements :
Mathieu Santerre
418 928-2608
communication@aqrp.qc.ca
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