Québec, le samedi 30 septembre 2006 – / LBR.ca / - À l’occasion de la Journée internationale des personnes aînées du 1er octobre 2006, l’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) dévoile la déclaration suivante
:
« À l’occasion de la Journée internationale des personnes aînées du 1er octobre 2006, alors que l’heure est à la reconnaissance de l’apport important des personnes aînées pour le bien-être de la société actuelle, l’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) souhaite dénoncer publiquement les nombreux préjugés qui sont couramment véhiculés à l’égard des retraités de l’État. Ces préjugés sont malheureusement à l’opposé des valeurs d’équité, d’honnêteté et de dévouement qui ont caractérisé et qui caractérisent toujours les retraités de l’État.
Il est tout d’abord erroné de prétendre que les retraités des secteurs public et parapublic représentent un groupe privilégié. En effet, en 2001, la rente annuelle moyenne des bénéficiaires du Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) était de 11 952 $, ce qui se compare à la moyenne de 11 294 $ pour l’ensemble des personnes qui reçoivent une rente d’un régime à l’emploi.
Le second préjugé est celui de disposer d’une rente garantie. Au contraire, comme dans tous les régimes à l’emploi, l’indexation de la rente des retraités de l’État est généralement nulle ou partielle, ce qui fait en sorte que leur rente perd de la valeur année après année. Par ailleurs, la valeur de leur rente est soumise aux changements apportés aux régimes de retraite.
La perception à l’effet que les retraités des secteurs public et parapublic vivent aux crochets de l’État et des contribuables est également inappropriée. Leur rente est un montant notamment composé des cotisations prises à même leur salaire durant leurs années d’emploi et des engagements formels de leur ancien employeur à leur endroit. Ils y ont légitimement droit.
Plusieurs estiment par ailleurs que les retraités de l’État sont responsables d’une part importante de la dette publique. Il est certes pertinent, dans une optique de saine gestion des deniers publics, de connaître la valeur de l’ensemble des engagements financiers du gouvernement. Par contre, les engagements du gouvernement à l’égard des retraités de l’État constituent une dette qui ne s’est pas encore concrétisée.
Cela dit, le préjugé qui fait le plus mal aux retraités de l’État est que ceux-ci mettent les services publics en péril. Non seulement les arguments appuyant ces thèses sont contestables, mais ils présupposent des intentions qui sont à l’opposé de la réalité. Ayant fortement contribué à la construction du Québec moderne, notamment par la mise en place de régimes sociaux et éducatifs de grande qualité, les retraités de l’État souhaitent que ces gains se maintiennent pour les générations actuelles et futures.
Dans ce contexte, l’AQRP interpelle donc le grand public et le gouvernement du Québec afin que tous contribuent à promouvoir les aspects positifs du vieillissement et à combattre les préjugés et stéréotypes associés à l’âge des retraités des secteurs public et parapublic.
Roger Bellavance, président »
Fondée en 1968, l’AQRP est la principale association indépendante représentant l’ensemble des retraités des secteurs public et parapublic au Québec. Elle accueille plus de 21 000 membres provenant des gouvernements du Québec et du Canada, des sociétés d’État et des municipalités du Québec, ainsi que des réseaux québécois de la Santé et de l’Éducation. Sa mission est de promouvoir et de défendre les droits et les intérêts économiques, financiers, culturels, intellectuels et sociaux de ses membres.
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Source : AQRP
Renseignements :
Mathieu Santerre
418 928-2608
communication@aqrp.qc.ca
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