L’étude commandée par François Legault à un groupe de travail qui a comparé sur cinq ans les finances du Québec comme pays souverain et comme province, me laisse perplexe.
2005-05-19 07:09 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Ce genre d’exercice prospectif peut prêter flanc à la critique, tellement il y a d’inconnues. On se souvient que les études de Le Hir de 1995 sur le même sujet, bien que moins rigoureuses que celles d’aujourd’hui, semble-t-il, avaient nui à la cause plus qu’autre chose.
On me prouverait demain matin que le Québec souverain s’appauvrirait en se séparant que je voterais quand même pour le OUI au prochain référendum. Quand les quelque 5 millions de Slovaques se sont séparés des Tchèques en 1993, ils savaient qu’ils s’appauvriraient ce faisant. Ils sont pourtant allés de l’avant, prenant leur destin en main. L’argent n’est pas le plus important, la souveraineté étant avant tout une affaire de cœur. C’est René Lévesque qui l’a le mieux fait concevoir, lui qui n’était ni économiste ni comptable.
Pour moi, il importe seulement de savoir que le Québec, qui ne manque de rien, serait plus que viable au lendemain d’un référendum victorieux. Il se retrouverait dans la vingtaine de pays les plus riches de la planète. C’est quand même quelque chose.
Cela dit, je n’en reviens pas de voir le ROC (Rest of Canada) lutter aussi farouchement contre la souveraineté alors qu’on nous balance depuis des lustres que le Québec coûte cher à la fédération. Si on coûte si cher, pourquoi tient-on à nous? C’est d’autant plus difficile à comprendre qu’on ne nous aime guère.