Réaction à l'article : Monique F. Leroux livre un plaidoyer en faveur de l'entrepreneuriat et du modèle coopératif
Le client d’abord ? …
2008-08-25 06:39 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Permettez-moi d’en douter du moins en ce qui concerne les services offerts à la clientèle dans ces deux grandes institutions financières québécoises que sont la Banque Nationale et la Banque Desjardins « Oh ! Excusez le lapsus » les Caisses Populaires.
En effet, la semaine dernière, j’envisage après discussions avec mon épouse, la possibilité de transférer de la Caisse Populaire par virement automatique hebdomadaire, un certain montant d’argent dans le compte de ma conjointe à la Banque Nationale. Je me disais qu’en cette ère des communications instantanées et des technologies de l’information et de la mondialisation du commerce et de la finance, cette simple transaction serait un jeu d’enfants pour les spécialistes en informatique de ces deux institutions, situées à moins de 1 kilomètre l’une de l’autre, sur le Boulevard Talbot à Chicoutimi. Je me déplace donc à la nouvelle succursale Desjardins Talbot avec tous les documents requis (procuration et spécimen d’un chèque du no. compte de ma conjointe à la Banque Nationale) et demande à la caissière de procéder à ladite transaction. Telle ne fut pas ma surprise de me faire dire par la caissière et sa chef de service : « Désolé monsieur, nous ne pouvons pas effectuer ce type de transaction, puisqu’il nous est impossible d’effectuer un virement vers une autre institution financière, c’est plutôt la Banque Nationale qui doit venir chercher ledit montant dans votre compte à la Caisse Populaire ».
Ah ! … puisqu’il en est ainsi, je retourne à la maison chercher les documents requis (procuration et spécimen) et nous nous rendons, mon épouse et moi, à la succursale Talbot de la Banque Nationale afin de procéder, comme convenu précédemment, à la demande de réception dudit virement à partir de mon compte chez Desjardins. Encore une fois la caissière est un peu déboulonnée par notre demande et consulte aussitôt sa chef de service qui nous répond d’une manière laconique et plutôt cavalière : « Désolé monsieur, nous ne pouvons pas effectuer ce type de transaction, puisqu’il nous est impossible d’effectuer la réception d’un virement à partir d’une autre institution financière, c’est plutôt la Caisse Populaire qui doit effectuer l’opération de transfert de fonds vers le compte de votre conjointe à la Banque Nationale » .
De cette expérience ce qu’il faut en conclure ce sont les constats suivants :
Premièrement, ces deux institutions financières ne désirent pas vraiment communiquer entre elles afin de donner pleine et entière satisfaction à leurs clientèles respectives (stratégie de la balle de ping-pong) .
Deuxièmement, on ne demandait pas la charité puisque les deux institutions prélèvent déjà des montants relativement importants en frais de services mensuels pour les transactions encourues.
Troisièmement, déjà que les taux d’intérêt versés sur ces comptes sont pratiquement insignifiants.
Quatrièmement, cette stratégie commerciale vise enfin selon nous, à rendre captives leurs clientèles et ce, dans un régime de totale dépendance et d’infantilisation.
Dans ces deux institutions « Le client d’abord », on en doute fortement, et ce n’est pas ni pour aujourd’hui, ni pour demain.