Bien que la mondialisation sauvage de l'économie appliquée au secteur agricole ait effectivement causé la perte des agricultures vivrières...
2008-07-27 18:51 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Bien que la mondialisation sauvage de l'économie appliquée au secteur agricole ait effectivement causé la perte des agricultures vivrières, je tiens à souligner que, dans le cas du Rwanda, il y a eu un autre élément déclencheur que la décision du FMI. Octobre 1990 marque le début d'une guerre atroce au Rwanda, qui a duré trois ans et demi et qui a fait un million de réfugiés intérieurs et plus d'un million de morts, dans un pays de huit millions d'habitants.
Des régiments de l'armée ougandaise se faisant appeler trompeusement l'Armée patriotique rwandaise ont envahi le Rwanda en 1990 et ont fini par prendre le pouvoir après avoir causé directement ou indirectement des centaines de milliers de morts. Paul Kagame, le chef de cette armée, a été récompensé par ses alliés américain, britanniques et canadiens, qui lui ont fabriqué une réputation de sauveur ayant mis fin au génocide et qui lui ont permis de poursuivre son oeuvre sanguinaire en toute impunité. Après avoir été à l'origine d'un bain de sang au Rwanda, les hommes de Kagame et l'Ouganda ont mis le Congo à feu et à sang, y causant des millions de morts.
Paul Kagame est encore au pouvoir aujourd'hui et il lance des fatwas contre de prétendus génocidaires pour faire oublier ses propres crimes. Les Américains, les Britanniques et les Canadiens en sont bien heureux parce que, grâce à cet homme, qui est l'un des plus grands criminels de l'histoire de l'humanité, pas très loin derrière Hitler, ils peuvent piller les richesses minières de l'Est du Congo, à proximité du Rwanda.
L'Afrique, qui regorge de richesses naturelles et humaines, a souffert plus que tout autre continent du colonialisme d'autrefois et souffre encore plus que tout autre continent du colonialisme d'aujourd'hui, qui est principalement orchestré par les États-Unis, avec ses instruments de domination comme le FMI, la Banque mondiale et, bien entendu, ses forces armées. Les États-Unis peuvent compter sur l'appui indéfectible de ses laquais, parmi lesquels se trouvent nombre de dirigeants canadiens.