On interdira bientôt, au Québec, la vente de cigarillos à l’unité.
Il ne sera maintenant possible que d’en acheter en paquet de dix.
2008-05-01 06:49 - Communiqué de presse
- / LBR.ca / - On interdira bientôt, au Québec, la vente de cigarillos à l’unité. Il ne sera maintenant possible que d’en acheter en paquet de dix. Le ministère de la santé considère que le fait de pouvoir acheter ces cigarettes aromatisées aux fruits à l’unité, incite davantage les jeunes à fumer. Marie Rochette, du ministère de la santé et des services sociaux, indique qu’en 2004, 18% des jeunes fumaient les cigarillos. En 2007, c’était 22% qui en faisant de même.
Selon moi, le gouvernement prétend répondre à quelque chose d’universel, nous soumet sa façon de voir les choses sans établir de dialogue et arrive avec une réponse toute faite. On devrait avoir notre mot à dire dans cette décision. Le gouvernement utilise, comme d’habitude, la solution la plus facile et la moins coûteuse qui fera dire aux citoyens qu’il est bon et s’occupe réellement de leur santé tout en continuant à récolter la manne que la dépendance à la cigarette rapporte monétairement. La cigarette est un problème qui touche encore énormément de gens. La solution, d’après moi, ne réside pas dans l’achat de dix cigarettes au lieu de une, mais plutôt dans une meilleure éducation et une vraie législation qui serait vraiment efficace. Non pas que je sois en faveur de la prohibition, mais si on veut réellement empêcher les jeunes de fumer, pourquoi ne pas interdire la vente de produit du tabac aux jeunes. Voici la loi sur la vente du tabac aux jeunes : Article 7.1 (1) Il est interdit, dans le cadre d'une activité commerciale, de vendre, de mettre en vente ou, d'une façon générale, de fournir - à titre onéreux ou gratuit - des cigarettes autrement que dans des paquets d'au moins vingt cigarettes par paquet.
Pourquoi faire autant de publicité et de petits gestes sans grandes incidences comme ceux-ci? À titre d’exemple, on devra bientôt cacher les paquets de cigarettes dans les dépanneurs pour ne pas inciter les gens à en fumer. Les seules qui doivent payer là-dedans sont les petits détaillants qui devront refaire leurs présentoirs et en assumer les frais. Et même s’il y avait une aide financière pour ces détaillants, cela ne règle pas la question. Pourquoi vouloir cacher les fameuses mises en garde sur la santé, mandatées par le gouvernement fédéral, où l’on pouvait aisément voir les effets de la cigarette sur les poumons et le cerveau pour ne citer que ceux là? Ces avertissements dont le gouvernement s’est tant vanté comme étant « le deuxième plus important outil d’information sur le tabac aux fumeurs, non-fumeurs et fumeurs potentiels (jeunes) – puisqu’ils étaient vus des millions de fois par jour dans des dizaines de milliers de points de vente à travers le Canada ». Était-ce pour montrer qu’il prend notre santé à cœur ou bien celle de notre portefeuille?
Le gouvernement n’est pas conséquent avec ses gestes. «La consommation de cigarillos, qui est maintenant de 22 pour cent chez les adolescents québécois, dépasse celle de la cigarette, qui est de 15 pour cent». Je suis convaincu que si les jeunes fument maintenant plus de cigarillos que de cigarettes, c’est en grande partie grâce à ces avertissements. Ceux-ci étant les premiers contacts avec la cigarette qu’un jeune pouvait avoir. Il ne se rappellera pas de la cigarette, mais bien des images affreuses qu’il y avait sur la moitié du paquet.