Dans le cadre de l’inauguration du centre d’art Langage Plus d’Alma
L’artiste Cédric Geney a fait une exposition de ses créations sur le thème du Québec.
2008-04-26 12:40 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Dans le cadre de l’inauguration du centre d’art Langage Plus d’Alma au mois de janvier dernier, l’artiste Cédric Geney a fait une exposition de ses créations sur le thème du Québec. Une de ses œuvres représentait M. Mario Dumont, chef du parti Action Démocratique du Québec, qui disait ceci : «T’sais ma p’tite madame là, notre culture diversifiée se régénère au contact de la différence intégrée à sa figure globale et à son répertoire de référence. Alors tortures-toé pas avec ça…». Ceci fait un lien avec l’actualité Québécoise et entre autre avec la commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d’accommodements raisonnables qui répondait aux expressions de mécontentement envers ces dernières par les Québécois.
Comme le dit Emmanuel Kant, « Ce que je dois faire, c’est ce que chacun doit faire ». Nous devons donc vivre en communauté et ne pas utiliser les immigrants que simplement pour notre bonheur individuel. Nous devons les aider à s’adapter et échanger entre nos cultures. Si nous ne faisons pas le nécessaire pour intégrer les immigrants, les générations futures devront en payer le prix. Je pense que les Québécois se sont rendus compte d’un certain dérapage en ce qui a trait à notre manière d’aider les immigrants à s’intégrer dans la société Québécoise. Plusieurs problèmes surviennent quand ceux-ci désirent pratiquer leur religion de la même manière qu’ils le faisaient avant d’arriver ici, c'est-à-dire chez eux et dans les lieux et institutions publics. Je crois qu’il nous faudra choisir la solution qui intègre tout le monde et qui ne crée pas de groupe plus privilégié soit la laïcisation des domaines publics et institutionnels.
Et pour ce qui est de cette phrase de l’œuvre de M. Geney, j’en comprends que les Québécois ne devraient pas avoir aussi peur de perdre ces traditions pour lesquelles ils sont fiers, car si on réussit à améliorer l’intégration des immigrants, nos contacts avec eux nous apporterons des manières différentes de voir les choses et se fonderont à notre culture en pleine évolution. Sans pour autant perdre les repères importants comme la langue française et la culture.
Maintenant, une autre question se pose au sujet des accommodements raisonnables; les journalistes ont-ils empiré l’ampleur du problème par leur couverture à mon avis exagérée?