- / LBR.ca / - L’ami dont je vous parle est en fait la nature. Le Québec, comme nous le savons probablement tous, regorge en eau potable qui peut faire envier bien des pays sur la terre. Pourtant, on achète de l’eau en bouteille qui vient de partout sur le globe. Puisque je travaille dans une épicerie, je peux vous affirmer que de plus en plus de gens consomment de l’eau en bouteille. Pourtant l’eau que nous avons dans nos robinets est potable et, soit dit en passant, d’une très grande qualité. Plusieurs foyers québécois achètent des emballages de 24 bouteilles ou même de 30 bouteilles et une fois consommées, ces bouteilles sont jetées aux ordures pour ensuite se retrouver dans les centres d’enfouissement qui débordent.
Je me suis amusé à faire un petit calcul : dans la ville d’Alma, il y a environ 30 000 habitants, si 200 habitants (ce qui est inférieur à la réalité) achètent chacun un paquet de 24 bouteilles par semaine, cela fait 4800 bouteilles jetées dans l’atmosphère. Par année, ça équivaut à 249 600 bouteilles dans l’environnement simplement pour 200 personnes dans une ville de 30 000 habitants. C’est beaucoup trop.
Est-ce possible d’acheter des bouteilles ou même des verres, puis ensuite les remplir avec l’eau de nos robinets ? Je crois que oui et la planète serait très reconnaissante. Il serait important de souligner que l’eau Aquafina prenait sa source des les aqueducs de la ville de New-York et nous payons 1,25$ le 591 ml de cette eau ! À ce prix là, on paye 2,12$ le litre d’eau tiré des champelures de New-York.
Prenons comme exemple l’eau Évian, elle parcourt environ 6000 km avant de se placer sur les tablettes des marchés québécois. C’est un coût environnemental très élevé pour simplement de l’eau en bouteille. Nous devons simplement penser à la quantité de pétrole essentielle à la fabrication du plastique, à l’énergie nécessaire pour puiser l’eau dans les Alpes françaises, à l’énergie utilisée pour l’embouteillage, au carburant dépensé par le transport par bateau et camion, ainsi que notre essence que l’on a utilisée pour se rendre au supermarché. Quand on a à porter de mains de l’eau tout aussi potable. À vous de réfléchir.