Le 21ième siècle pourrait-il est considéré comme le siècle de l’esclavage?
2008-03-06 19:31 - Commentaire d'opinion
/ LBR.ca / - Le 21ième siècle pourrait-il est considéré comme le siècle de l’esclavage? C’est la question que je me suis posé. Je parle ici de l’esclavage des occidentaux. Puisque vous ne le saviez pas, nous sommes des esclaves.
Quelques fois, pour ne pas dire constamment, les grandes entreprises et les dirigeants sont dans le même bateau et complotent pour que nous soyons toujours sous leur règne. Pourquoi sommes-nous des esclaves? La réponse semble évidente pour le philosophe Jean-Jacques Rousseau, c’est une question de convention. Mais qui est l’auteur de cette convention? L’élite?
Les cours de philosophie sont sur le point de disparaître, certain groupe de pression comme le Conseil du Patronat font des actions auprès du gouvernement pour qu’il abolisse les cours de philosophie. Est-ce que c’est pour abrutir encore plus la société québécoise? Ces cours permettent aux étudiants de développer leur esprit critique, une chose que le Conseil du Patronat ne veut pas, puisqu’un employé qui pense n’est pas un bon employé, justement parce qu’il pense et n’obéit pas sans réfléchir, ce qui ralenti la production selon ce groupe de pression.
Une des preuves également du début du désengagement de l’État et de notre obligation d’aliéner notre liberté, est la proportion que l’État a donnée pour l’éducation postsecondaire. En 1987, l’État québécois donnait, pour chaque dollar investit par l’étudiant, 16 dollars. En 2002, c’était du 1 pour 7,5. Un montant qui est compensé par les étudiants, qui n’ont dans les faits que le salaire minimum dans plusieurs des cas.
Nous sommes des esclaves, surtout de concepts que nous avons totalement oublié que s’en était un; l’argent. Les gens sont prêts à tuer pour s’en procurer, prêt à tout même. Nous dépendons de l’argent pour tout, aussitôt qu’un projet veut être mis en place par des gens désireux d’avoir une meilleure qualité de vie, la réponse des gens est : Combien? Les gens n’ont que ce mot à la bouche. Essayez d’interpeller quelqu’un et de lui proposer un projet, qui risque de coûter de l’argent, il vous dira : «<ça va augmenter mes impôts, mes taxes, on est déjà surtaxé…» Toujours l’argent…
Il y a également, l’entreprise privée qui à toutes les semaines menacent la fermeture d’une usine ou bien de déménager faute de faire des profits. C’est vraiment un énorme mensonge que de dire qu’ils ne font pas de profit ou que telle usine n’est plus rentable. Mensonge après mensonge, l’État en est rendu à subventionner les multinationales pour qu’elles restent sur le territoire québécois ! Elles font des millions de dollars en profit chaque année et elles continuent de nous menacer, de fermer des usines. Nous appelons cela du chantage et semble-t-il que le gouvernement du Québec cède au chantage. Nous sommes les pauvres prisonniers de combat entre les entreprises et l’État qui nous représente, tout cela pour sauver nos emplois.
Finalement, comme je l’ai démontré, les patrons, les dirigeants et l’argent nous rendent vulnérables et esclaves de plusieurs choses, dont l’argent qui est le sujet numéro 1 au Québec. Rien ne peut être fait sans la dépense de quelques sous et surtout la peur d’augmenter la dette qui pour certains est catastrophique, une chose que je ne partage aucunement, en tous cas la dette est un autre débat, nous en discuterons dans un avenir rapproché.
Claude Côté, Étudiant en Sciences Humaines
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