Réaction à l'article: Réplique à madame Gabrielle Lavallée me proposant de signer une pétition
Les opinions se suivent et ne se ressemblent pas!
2007-10-31 06:29 - Commentaire d'opinion
J’ai lu votre réaction face à la pétition que fait actuellement circuler Mme Gabrielle Lavallée pour soutenir le maintien du droit à la prière aux séances du conseil municipal de la ville de Saguenay, et j’aimerais prendre quelques moments pour exprimer mon opinion à ce sujet, bien que je ne sois pas citoyenne de votre belle ville, mais plutôt montréalaise « pure laine » !
D’entrée de jeu, simplement vous dire que je trouve vos idées bien articulées, logiques et intéressantes, - et bien sûr je respecte votre point de vue,- mais je suis en désaccord, et voici pourquoi.
En effet, en ce qui me concerne, après avoir entendu le témoignage de Mme Lavallée à TVA lors de l’émission de Denis Lévesque, j’ai été touchée et émue par son cri de foi, un cri du coeur qui m’a semblé pertinent et nécessaire au Québec à l’heure actuelle. En effet, je trouve qu’il y a en ce moment - depuis plusieurs mois en fait, cela a commencé avant même le débat sur les accommodements -, une poignée d’individus, militants laïques ou autres extrémistes - qui mènent des actions pour faire interdire une pratique séculaire qui non seulement me semble somme toute inoffensive, mais m’apparaîtrait même plutôt rassurante !
Que des élus aient à coeur de prier avant de procéder aux séances du conseil, et ce, afin d’être éclairés pour prendre de bonnes décisions pour le bien commun, me semble en effet plutôt rassurant qu’autre chose! Et le fait que la dite prière puisse être de type confessionnel catholique, qui est la confession majoritaire - ne me semble en rien dérangeant! Ce qui est dérangeant, au contraire, c’est qu’une poignée d’illuminés puissent parvenir à faire interdire cette prière!
Comme je suis de Montréal, je vous répète donc que pour ma part, j’ai décidé d’appuyer Mme Lavallée en faisant circuler sa pétition à Montréal également. Car lorsque j’ai commencé à entendre parler dans les médias des récriminations « anti-prière » de certains individus, j’ai trouvé outrancier que ces personnes donnent autant de fil à retordre, particulièrement au maire Vaillancourt de la ville de Laval (il y a aussi celui de Verdun je crois), et en tant que citoyenne de même qu’en tant que catholique, j’ai été franchement agacée, choquée, pour ne pas dire renversée, de voir une poignée d’agitateurs non seulement semer le trouble concernant une pratique qui n’est en rien une offense à la population, mais de constater qu’en plus ces individus nuisent à l’exercice de la démocratie en accaparant la scène publique et en faisant obstruction au travail du maire et des élus, obligeant ceux-ci à mener des actions pour se défendre contre les leurs. Cela m’a laissée songeuse…
Bien franchement, je vois là un gros manque de bons sens pour ne pas dire plus, car si on extrapole un peu: qu’est-ce qui s’en vient ensuite si on laisse aller les choses sans rien dire! Si quelques illuminés parviennent à faire interdire une pratique séculaire qui ne nuit à personne et qui en plus est représentative d’une majorité, où est le bon sens, la justice et l’équilibre là-dedans ? Qu’en sera-il des droits de ladite majorité concernant, par exemple, d’autres pratiques apparentée, comme le droit aux services d’un aumônier dans les hôpitaux, un droit cher aux personnes âgées, ou le droit à toute forme de service pastoral dans certains lieux dits « publics » ? Ira-t-on jusqu’à vouloir interdire la prière dans les églises et l’abolition de celles-ci?
Quoi qu’il en soit, si quelques personnes peuvent faire du lobbying pour interdire le prière avant la tenue des séances du Conseil de Ville, j’espère que quelques personnes vont parvenir à leur faire comprendre que leur cause est mal choisie... pour ne pas dire non valable et choquante pour une vaste majorité.
C’est pourquoi j’ai décidé, en tant que citoyenne de Montréal, d’appuyer Mme Lavallée dans la défense d’un geste qui peut être vu comme symbolique ou traditionnel, ou encore comme une forme d’aide à la prise de décisions mieux éclairées de la part de nos élus, pratique qui en même temps rend hommage à la foi des bâtisseurs de la plupart de nos municipalités. Plus prosaïquement, ne serait-ce que pour honorer « LE GROS BON SENS! », j’ai tout simplement envie d’appuyer Mme Lavallée, non seulement pour Saguenay, mais pour toute municipalité concernée, afin que soit maintenu le droit à dire la prière avant la tenue des séances des conseils municipaux !