Sophie Chiasson gagne sa cause: un tort très grave, presque irréparable, dit le juge
À l’issue d’un procès pour diffamation très médiatisé, l’animatrice de télé Sophie Chiasson a gagné sa cause contre l’animateur Jean-François Fillion et CHOI-FM, la station radio qui employait ce dernier.
2005-04-14 12:05 - Chronique
- / LBR.ca / - «Le tort causé est très grave et presque irréparable, écrit le juge Yves Alain dans son jugement. Mme Chiasson a raison de se sentir souillée en tant que femme et de considérer qu’il s’agit d’une attaque à son intégrité professionnelle et physique ainsi qu’à sa vie privée. On a beau avoir «la couenne dure» comme le mentionnent les quatre animateurs lors de leur témoignage devant le Tribunal, aucun être humain quel qu’il soit, incluant Mme Chiasson, ne peut avoir une carapace assez solide pour rester imperméable aux insultes proférées à son endroit et aux incursions faites dans son intimité et sa vie privée; surtout lorsqu’elles sont fausses et se répètent fréquemment.
«Les propos tenus en septembre et octobre 2002 sont inqualifiables surtout qu’ils s’adressent à une personne que les animateurs ont déjà eu l’occasion de rencontrer et qui leur a fourni toutes les preuves nécessaires pour démonter qu’elle est intelligente, que son cheminement se fait au gré d’efforts constants et qu’elle n’a rien à se reprocher au niveau professionnel. Pourquoi Jean-François Fillion et les co-animateurs s’attaquent-ils à Sophie Chiasson de façon aussi démesurée depuis 1999-2000? Pourquoi arrive-t-on aux attaques personnelles de l’automne 2002? Rien ne permet de comprendre la gratuité de tels propos...».
· Le mouvement étudiant et le renouvellement du projet social québécois, par Véronique Gagnon et Martin Maltais
Les langues se délient, les yeux s’ouvrent, les âmes se laissent enfin aller à déverser ce trop-plein longtemps refoulé. Dans la majorité des médias, un écho retentit de plus en plus fort, de plus en plus rassembleur. De murmure, il est passé à cri. Aucune gêne ne le retient plus. Lire l’article.
· La CRÉ de Montréal propose un débat national sur l’égalité entre les femmes et les hommes Lire l’article. · Patricia Highsmith, énigmatique et insaisissable, par Méryl Pinque
Avec Christie, Sayers, Allingham et James, Patricia Highsmith (1921-1995) est, à son corps défendant, l’une des reines mondiales du «polar». Ainsi en décida la critique depuis la parution en 1950 de «Strangers on a Train», premier roman qui lui apporta la célébrité et dont Hitchcock tira le film qu’on sait.