Un politicien élu est un employé embauché par sa communauté pour la représenter.
2007-10-04 08:45 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Un politicien élu est un employé embauché par sa communauté pour la représenter. Nous engageons collectivement un échevin, un maire, un député ou un premier ministre, sur la foi d'un programme politique dans lequel une majorité se reconnaît. Les campagnes électorales sont ainsi l'occasion de procéder aux entrevues d'embauche et de connaître les positions de chacun des candidats. L'élection est l'occasion de signer avec l'élu un contrat d'embauche qui détermine les balises d'action pour l'exécution de son travail.
En aucun moment de la campagne électorale municipale de 2005 à Saguenay il n'a été question de la place de la religion dans l'espace public. Ni le maire Jean Tremblay, ni les conseillers municipaux n'avaient le mandat de prendre position au nom de leurs commettants sur cette question. « Pourtant, on nous a demandé notre position » argue Jean Tremblay.
Lorsque, dans le cadre d'un travail, on se retrouve dans une situation où l'on doit agir en dehors des balises spécifiées lors de l'embauche, le premier réflexe est bien entendu de demander son avis au patron. Jean Tremblay et les conseillers n'ayant pas été mandaté en 2005 pour se prononcer officiellement sur la question de la place de la religion dans la sphère publique, ils auraient dû demander son avis au patron, c'est-à-dire la communauté qui les a embauchés, avant de se prononcer en son nom devant la commission Bouchard-Taylor. Cela n'a pas été fait. Nos élus, le maire en tête, ont ainsi outrepassé leur mandat.
N'oublions jamais que les gens qui nous représentent travaillent pour nous. Malgré les apparences, Jean Tremblay n'est pas le patron de ville Saguenay, mais bien son employé. Il est de notre devoir de le rappeler à l'ordre lorsqu'il agit à sa tête, comme nous l'avons fait à la séance du conseil le 1er octobre dernier. Le conseil municipal n'appartient pas aux seuls élus, il nous appartient à tous.