- / LBR.ca / - Estomaquée par le contenu du mémoire déposé par Jean Tremblay, maire de Saguenay, devant la Commission Bouchard-Taylor, d’abord par les extraits que j’ai pu capter à la télévision, par la suite après lecture complète des 89 pages, je ne parvenais pas à croire que tous les conseillers municipaux de cette ville moderne du XXIe siècle aient pu donner leur aval à un document concocté (pour le prix faramineux de 10 000 $, lit-on dans les journaux) avec si peu de rigueur.
À la demande du coprésident de la Commission, Jean Tremblay a prétendu parler au nom de tous. Ce qui est fermement démenti par plusieurs élus. Comment entériner un mémoire que l’on n’a pas lu ?
Je ne suis pas assujettie à la Ville de Saguenay, son maire et ses conseillers, mais je suis tout de même membre de cette communauté saguenéenne dont les conseillers sont élus par la majorité. Nos élus sont les porte-parole et non les maîtres penseurs des citoyens. C’est insultant de devenir, de facto, les rédacteurs d’un discours réactionnaire en plusieurs points majeurs, truffé d’énoncés contestables et non vérifiés. C’était déjà abusif de déposer un mémoire sans consulter les cosignataires présumés. Le mensonge ajouté est inqualifiable.
Je m’inquiète de la pertinence des décisions présentes et futures adoptées par ce Conseil municipal, sachant que, dans certains dossiers, l’entière population du Saguenay-Lac-Saint-Jean en subit les conséquences.
Au secours!
Christiane Laforge
Région du Saguenay
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