- / LBR.ca / - « Le monde ne s’est pas réuni à New York en 2000, à Doha en 2001, à Johannesburg et à Monterey en 2002, à Gleneagles et à New York en 2005 et à Heiligendamm en 2007 pour formuler, reformuler et réaffirmer des promesses, que nous puissions ensuite briser ». C’est ce que soutenait Gordon Brown, Premier ministre du Royaume-Uni dans son discours aux Nations Unies en juillet 2007. Comment peut-il en être autrement?
Du même souffle, je tiens à souhaiter la bienvenue à madame Bev Oda, la nouvelle Ministre de la Coopération internationale qui peut, si elle en a la volonté bien sûr, changer les choses pour les plus pauvres de la Terre, ce, dès son entrée en poste.
Au total, le sida, le paludisme et la tuberculose font près de six millions de victimes chaque année, principalement dans les pays les plus pauvres du monde dont ceux d’Afrique subsaharienne, où les fragiles systèmes de santé et la pauvreté extrême alimentent les épidémies. Ces maladies associées de très près à la pauvreté extrême contribuent à perpétuer une souffrance monstrueuse et à miner tout espoir de s’en sortir pour des familles entières.
Bonne nouvelle : nous disposons d’un mécanisme pour enrayer ce désastre – le Fonds mondial de lutte contre le paludisme, le sida, et la tuberculose qui, au fil des ans, à fait ses preuves. Le Canada doit faire sa part pour réaliser les promesses faites au début du millénaire et peut le faire en contribuant au Fonds mondial.
Il s’agit dès maintenant pour la nouvelle ministre de choisir son camp : Sera-t-elle de celui qui tient les promesses faites au nom du Canada et les finance adéquatement ou de celui qui tout simplement, les brise? À vous de voir chère madame !