En écrivant une lettre personnelle pour demander une modification au règlement de zonage pour que sa famille entre en possession du terrain que d’autres citoyens convoitaient sans succès...
2007-06-27 21:25 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - En écrivant une lettre personnelle pour demander une modification au règlement de zonage pour que sa famille entre en possession du terrain que d’autres citoyens convoitaient sans succès, le conseiller Jacques Fortin s’est placé dans une situation de favoritisme, soutient la Coaliton pour la démocratie municipale.
Cet aveu du président de l’arrondissement confirme que cette affaire est de nature politique et non administrative. Le jeu d’influence de M. Fortin a favorisé le changement au règlement de zonage et la vente du terrain par l’intermédiaire du maire lui-même et de l’exécutif.
Quoique puisse en dire le maire Tremblay qui explique le dérapage par des « ratées de la machine administrative », les fonctionnaires impliqués dans le dossier ont fait correctement leur travail.
Peut-être se croit-il au-dessus ou en dehors des règles démocratiques, encore est-il que Jacques Fortin n’arrive pas à faire la distinction entre son statut de citoyen et ses responsabilités comme conseiller municipal et président de l’arrondissement de Chicoutimi.
M. Fortin ne semble pas comprendre qu’il n’est pas un citoyen comme les autres quand il fait affaire avec la ville, ni accepter l’exigence éthique que son rôle d’élu lui commande.
Une seule voie de sortie se présente au conseil municipal pour évacuer le relent de favoritisme politique de cette affaire : que le conseiller remette le terrain et que la ville publie un appel d’offres pour le proposer à l’ensemble des citoyens. Le citoyen Fortin pourra alors faire une offre, comme ses concitoyens.
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Laval Gagnon
Président
Coalition pour la démocratie municipale
Saguenay, le 28 juin 2007