J’ai rêvé d’une petite voiture quatre places très basse et effilée, très légère malgré sa relative longueur.
2007-06-19 06:50 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Cette voiture serait couverte de panneaux solaires. Ce serait une voiture hybride plug-in, dont les batteries pourraient être chargées par l’électricité du secteur ou par les panneaux solaires.
Le moteur à explosion de la voiture serait quant à lui un moteur flexfuel alimenté à l’alcool et au gaz naturel ou à l’essence, comme au Brésil. De telles voitures feraient diminuer grandement notre dépendance au pétrole, et leurs émissions de GES seraient variables selon l’utilisation.
Ces véhicules auraient une vitesse maximale de 50 kilomètres à l’heure et seraient donc moins gourmands. Moins catastrophiques, les accidents qui les impliqueraient feraient moins de morts et de blessés.
Un tel véhicule utilisé très sporadiquement dans un pays ensoleillé pourrait ne fonctionner qu’à l’énergie solaire et ne plus rien coûter en carburant. Et dans cette mesure il roulerait sans aucune émission de gaz à effet de serre.
L’électricité variable des pays du sud pourrait aussi suffire à alimenter les usagers qui rouleraient modérément, car les batteries mettraient huit heures à se charger en continue, c'est-à-dire 16 heures de courant coupé la moitié du temps, comme il l’est souvent dans le sud.
Et lorsque les embargos bloqueraient les arrivages de pétrole, les pays tropicaux pourraient produire eux-mêmes l’alcool nécessaire à leur consommation nationale.
En dernier recours, le pétrole pourrait être utilisé, mais sa rareté ne pourrait plus jamais immobiliser complètement la population, qui aurait toujours un peu de soleil à capturer, même en cas de pénurie complète de toute autre énergie. Les accumulateurs de la voiture pourraient servir de petite source d’électricité pour la maisonnée, si nécessaire, en soirée.
Des panneaux solaires pourraient être vendus sur une remorque légère servant de valise ou de véhicule de voyage léger style tente-roulotte pour quatre personnes, incluant des accumulateurs supplémentaires dans le plancher, multipliant la portée électrique du véhicule. Les batteries d’auto existantes, abondantes et faciles d’accès, pourraient être utilisées dans ces remorques.
(Une petite famille pourrait vivre dans un tel véhicule, et elle aurait l’électricité. Une ou deux petites roulottes supplémentaires, motorisées ou non, pourraient être ajoutées pour les enfants supplémentaires)
Des minibus surbaissés ultralégers devraient être conçus sur le même système pour les mêmes avantages.
Les ingénieurs de Bombardier pourraient concevoir ces véhicules en moins de trois mois. En fait, n’importe quelle école polytechnique en serait capable car toutes les technologies nécessaires existent et sont couramment utilisées pour des véhicules beaucoup plus exigeants.
Et si on se contentait d’un véhicule deux places limité à 25 km/h, avec les mêmes contraintes pour le carburant, solaire/électricité/alcool/essence, je serais même prêt à gager qu’il y a des cégépiens au Québec qui seraient capables de relever le défi. Et à ces vitesses, la traction humaine pourrait même contribuer aux déplacements. Je connais personnellement des cégépiens qui seraient capables de fabriquer ça.
Qui veut gager?
Et c’est tout le tiers-monde en construction qui crierait houra! Car il y aurait des familles qui pourraient voyager et vivre à peu de frais dans ces petites merveilles.
Et on pourrait même y apporter son portable à 100$ du programme OLPC avec une carte réseau sans fil, une carte GPS, une webcam, un micro et des hauts parleurs. Sans oublier le téléphone cellulaire smartphone doté d’un forfait Internet connectable à l’ordi…
Ajoutez une glacière, un réchaud et un purificateur d’eau et ça commencerait à ressembler à un mode de vie. C’est Thoreau et Gandhi qui seraient jaloux!
Ajoutez un paramoteur et un canot pneumatique et je pars faire le tour du monde!