Réaction à l'article: Douze bonnes raisons d’accepter le projet d’habitation visant la rue Racine qui contribuera à revitaliser le centre-ville de Chicoutimi
Non mais c'est n'importe quoi ces douze raisons...
2007-05-08 07:46 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Non mais c'est n'importe quoi ces douze raisons que vous nous servez pour appuyer la construction de cette tour.
Déjà, depuis l'histoire du « code de vie » que vous proposiez d'introduire à Saguenay, vous avez perdu un grand pan de crédibilité à mes yeux. Maintenant, cet argumentaire pompeux et décalé qui tente d'excuser la probable démolition d'un joyaux patrimonial et la gentrification de notre centre-ville vous classe définitivement au rang de bouffon de la cour.
Plusieurs fois pendant la lecture de vos « douze bonnes raisons » il a fallu que je me réfère à l'introduction de votre article pour être bien certain qu'on parlait du même dossier. Tantôt je croyais lire la demande de financement d'un président d'entreprise à la banque du coin, tantôt je croyais qu'il s'agissait de Jean Tremblay ventant les vertus d'un quai d'escale...
« Contribue au dynamisme économique de la ville; Favorise l'expansion des entreprises; Projet qui nécessite (sic) des retombées économiques ». Hé, Ho! La construction de cette tour ne créera pas de nouveaux retraités. Si ce n'est pas sur la rue Racine, ce sera ailleurs, et les conséquences économiques seront les mêmes. Soyez plus rigoureux, M. Joncas.
« Il représente un potentiel d’attraction exceptionnel ». Non mais c'est quoi ce délire ? Depuis quand fait-on un détour pour regarder un tour à logement? Citez-moi la dernière ville où vous avez choisi de faire du tourisme en raison d'un immeuble d'habitation, M. Joncas.
« Ce projet conserve tout de même une bonne mixité commerciale et patrimoniale du centre-ville ». Pssst... Il s'agit de résidences dans une construction neuve. Je ne vois rien de commercial ou de patrimonial là-dedans. En outre, on parle de détruire une maison chargée d'histoire et à l'intérieur de laquelle s'opèrent différents commerces depuis plusieurs années. La maison Lévesque reflète déjà la mixité commerciale et patrimoniale du centre-ville. Vos arguments ne tiennent pas la route. Faut pas prendre les gens pour des valises, M. Joncas.
Votre argumentaire, en plus d'être incohérent et ampoulé, démontre bien que vous ne saisissez pas la différence entre un centre-ville et n'importe quel autre quartier. Il s'agit du coeur de la communauté, qui a le double rôle d'écrire et de conserver l'histoire. C'est un lieu vers lequel les citoyens des autres secteurs convergent pour se rencontrer, que l'on fréquente pour son cachet et pour les services qu'on y trouve, non un endroit pour passer ses vieux jours entre personnes de même classe sociale et de même génération, dans des bâtiments d'une envergure déplacée.