Le Jour de la Terre a été l'occasion d'une grande marche en faveur du traité de Kyoto...
2007-05-02 06:39 - Commentaire d'opinion
- /8 LBR.ca / - Le Jour de la Terre a été l'occasion d'une grande marche en faveur du traité de Kyoto le 22 avril dernier à Montréal. De telles manifestations populaires, louangées par une grande partie de la population, engendrent toutefois un nouveau discours, celui des anti-écolos, qui se sentent obligés de dénoncer les prêcheurs écolos en ne se privant pas d'occuper les tribunes publiques dans ce but. Ces chroniqueurs nouveau genre sont une minorité pour l'instant, mais vont-ils prospérer au rythme croissant du réchauffement de la planète?
Pourtant, il me semble qu'on doit reconnaître le bien-fondé de telles manifestations populaires. Oui, parfois, c'est « granole » et même téteux! Oui, c'est racoleur et à la limite du bon goût à d'autres occasions. Et puis? Quand des fonctionnaires descendent dans la rue pour se plaindre de leurs piètres conditions de travail avec leur salaire de 90 000 $ par année, vous ne pensez pas que cela peut sembler exagéré? Chacun a sa cause et chacun a le droit de descendre dans la rue pour revendiquer. On est au Québec, dans une société encore libre et démocratique. Rien, absolument rien ne viendra contredire la bonne foi et le bien-fondé des manifestations écolos. Pour le fond, les «écolos « granoles » teneurs de pancartes» ont raison. Alors, pour ma part, ils peuvent bien descendre dans les rues tant qu'ils voudront: pas de problème. On en est rendu à un point critique du côté de l'écologie mondiale, et toute forme de manifestation, qu'elle soit farfelue, « granole » ou musclée, sera la bienvenue pour défendre la cause verte sur la Terre. Mais attention: n'usons pas de violence. Faudra-t-il en venir à l'« écoterrorisme » pour faire avancer les choses? Je ne le souhaite pas. En attendant, si l'« écopacifisme » peut faire bouger nos décideurs, tant mieux.