Voilà, je viens de terminer la lecture du jugement de la cause BTF contre l’Immobilière et Ville de Saguenay.
2007-03-16 12:47 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Voilà, je viens de terminer la lecture du jugement de la cause BTF contre l’Immobilière et Ville de Saguenay. Je suis partagé par des émotions contradictoires. D’un coté, de voir page après page dans des propos durs mais lucides, un magistrat vilipender le maire Tremblay et sa cohorte de conseillers : c’est la joie. Pour quelqu’un qui, comme moi, n’a jamais raté une occasion de relever les agissements inacceptables du maire Tremblay et de ses sbires, ce texte de 45 pages c’est vraiment du bonbon.
Par contre, malheureusement, la classe politique va encore en prendre un coup dans l’opinion publique. Lorsque Jean Tremblay descendra complètement de son piédestal, et ça viendra, le 76 % d’électeurs qui lui ont accordé leur vote en 2005 seront profondément déçu de découvrir le vrai visage de cet homme.
En attendant, pour vous faire vous aussi une idée du genre de clique auquel nous avons affaires, je vous suggère de vous procurer le texte du jugement relatif à cette affaire dès que vous en aurez l’occasion. (On m’a confirmé qu’il devrait se retrouver en tout ou en partie sur le site Web du RCS : www.regroupementcitoyens.iciblog.com) Vous y découvrirez entre autre, que le juge Jean Bouchard ne croit pas certaines affirmations du maire Tremblay lors de son témoignage. (Page 8 paragraphe 20) Ce qui équivaut à traiter celui-ci de menteur. Il n’hésite pas également à traiter certains témoins de la défense, des amis du maire, de fraudeurs. Également, il qualifie le comportement des membres du comité de sélection, nommés par le maire, de « désinvolte » et les accuse de négligences « très graves ». Si, après la lecture de ce document des plus évocateurs, vous êtes toujours prêts à accorder votre confiance à Jean Tremblay votre cas est plus que désespéré.
Et si, par miracle, ce n’était pas assez, rappelez-vous que 2 autres dossiers judiciaires importants risquent d’avoir un impact majeur pour la réputation de Jean Tremblay auprès de la population : Celui du haut fonctionnaire Louison Lepage et de l’ex DG de Saguenay M.Bertrand Girard, congédié par le maire dès les premières heures de son installation à l’Hôtel de ville. Qui plus est, les coûts énormes relatifs à la défense de la ville, aux compensations ou aux peines imposées à Saguenay dans ces dossiers, représenteront en bout de ligne des dépenses d’une ampleur sans précédent pour le contribuable. Ceci, sans compter sur un certain nombres d’autres « cas litigieux » qui pourrait être éventuellement mis au jour dans la foulée de cette condamnation qui semble on ne peut plus méritée.
La lecture du jugement Bouchard, laisse supposé que le maire serait à l’origine et responsable de toute cette immense bavure politique. Celui-ci tentera peut-être de gagner du temps en décidant de porter la cause devant une autre cour. Cependant, il serait très surprenant qu’un juge accepte d’entendre cet appel puisque, selon les experts, la preuve des demandeurs s’avère être en très solide. Quoiqu’il en soit, si ce jugement est confirmé, les agissements inacceptables de la part de Jean Tremblay dans cette cause le rendent inapte, sinon légalement, du moins moralement, à continuer à siéger comme premier magistrat de la grande ville. S’il a encore un tant soit peu de d’amour propre et d’honneur il devra sans tarder présenter sa démission à la population.