Les plus récentes déclarations par plusieurs intervenants du milieu concernant la protection des riverains du Lac Kénogami me laissent insatisfait.
2005-03-22 11:44 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Je ne peux comprendre qu’un homme respecté comme monsieur Paul Ruel, président du Comité de bassin du Lac Kénogami et des rivières Chicoutimi et aux sables, soit obligé de remettre les pendules à l’heure à nos propres politiciens alors que ces derniers devraient être les mieux informés de la question.
Je passe sur nos intervenants locaux (conseillers municipaux et monsieur le maire) qui se feront sûrement questionnés là-dessus au cours des prochains mois à l’occasion de la campagne électorale qui s’annonce à l’automne. Mais au sujet de madame Françoise Gauthier, je me questionne : est-elle vraiment au courant du dossier? Il semble que oui! Est-elle vraiment décidée à passer à l’action? C’est moins sûr! Peut-elle trouver les sommes nécessaires pour réaliser la fameuse phase 2 et assurer une certaine sécurité à la population? Je ne crois pas parce qu’elle ne démontre pas de volonté à le trouver!
En somme, c’est parce qu’il n’y a pas de volonté politique. Lorsqu’un dossier est important, on le place en priorité. C’est pourtant ce qu’elle avait fait durant la dernière campagne électorale. Et lorsque ce dossier entraîne des investissements, on s’arrange pour trouver les sommes nécessaires à sa réalisation. Sans parler de 178 millions $, on peut tout de même penser que depuis deux ans, madame Gauthier aurait pu trouver 20 millions $ (10 millions $ par année) pour réaliser la phase 2 ou, à tout le moins, certains travaux de creusage, question de montrer qu’elle va de l’avant et qu’elle rassure la population .
Non, ce n’est pas ce qui se passe, préférant rejeter le problème sur le gouvernement précédent. Mais ce n’est pas de cette façon, à mon avis, que l’on fait avancer des projets essentiels à une population. Ce n’est pas en rejetant sur la faute des autres qu’un gouvernement peut réaliser ses engagements. C’est en prenant ses décisions et en assumant les conséquences de ses gestes. S’il manque des fonds, il faut trouver le problème. Si par exemple, le retour de nos impôts de la part d’Ottawa n’est pas suffisant, il faut faire en sorte que ça change ou, en attendant, qu’on prenne les moyens pour aller chercher notre butin.
Madame Gauthier est à mi-mandat et selon certains analystes, son bilan est faible. La population doit juger elle aussi des résultats (ou de l’absence de résultats) des deux députés de notre région qui se trouvent dans l’organisation gouvernementale. Est-ce que nous avons voté pour ça? C’est plus qu’un slogan, c’est déjà une façon de réaliser où nous en sommes aujourd’hui et où nous voulons aller demain? Posons-nous la question.
Pierre Forest
Arrondissement Jonquière pierre.forest@videotron.ca