Réaction à l'article: Financement des universités :
Le CPQ conteste les chiffres des étudiants mais ne propose rien
2007-02-15 20:02 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Le CPQ conteste les chiffres des étudiants mais ne propose rien. Encore une fois, le patronat nous déçoit.
Étant moi-même étudiante à la maîtrise, je vis cette réalité - l'endettement étudiant - au quotidien. Les étudiants québécois vivent majoritairement sous le seuil de la pauvreté. Même avec deux, voire trois, emplois en même temps, j'avais de la difficulté à arriver financièrement pendant mon baccalauréat. Sans compter les nuits de sommeil parfois trop courtes pour m'assurer de résultats scolaires satisfaisants...
Par ailleurs, il est vrai que le gouvernement libéral qui a dégelé les frais de scolarité en 1989 a utilisé l'augmentation des frais de scolarité comme PRÉTEXTE POUR RÉDUIRE SON FINANCEMENT aux universités du Québec.
Pouvons-nous faire confiance à Jean Charest lorsqu'il prétend que ce sera fait de « manière intelligente »? Après les lois spéciales, les coupures de 103 millions$ en bourses, le Suroît, les écoles juives, le Mont Orford, à quoi nous attendre? De la DÉCEPTION et de la TROMPERIE, voilà!
Je termine en vous référant aux communiqués de presse émis dans les dernières heures sur la question.
1- Augmenter les frais de scolarité va coûter de l'argent à l'État:
http://www.cnw.ca/fr/releases/archive/February2007/15/c8664.html
2- La Fédération des municipalité est contre l'augmentation des frais de scolarité:
http://www.cnw.ca/fr/releases/archive/February2007/15/c8687.html
3- La CSN, la FTQ et la CSQ aussi!
http://www.cnw.ca/fr/releases/archive/February2007/15/c8704.html
La société est d'accord, mais qu'attend Charest pour se prononcer?!?
Et le Conseil de patronat... pas très crédible en la matière. Sa position était de toute manière prévisible, contrairement à celle de syndicats et de la Fédération des municipalités qui ont réellement fait preuve d'ouverture d'esprit et de compréhension à l'endroit de la génération montante qui, je le souligne, n'est pas les décideurs "de demain", mais les "acteurs D'AUJOURD'HUI"!