Réaction à l'article: Pourquoi je suis candidat du Parti Québécois - Par Sylvain Gaudreault
Permets moi de débuter ma réaction à ton papier en te souhaitant la meilleure des chances pour ta campagne électorale.
2007-02-06 14:17 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Cher ami Sylvain,
Permets moi de débuter ma réaction à ton papier en te souhaitant la meilleure des chances pour ta campagne électorale.
Malgré les machines politiques, les discours et l’argent que l’on a ou que l’on n’a pas, je crois qu’une part de chance est nécessaire. Une chance, dans tout le brouhaha médiatique de dire des choses importantes, de soulever des questions cruciales et d’amener des pistes de solutions nouvelles et pertinentes à nos problématiques collectives, et surtout la chance d’être entendu.
Je te connais assez, Sylvain, pour faire la part des choses entre toi, personnalité progressiste, intellectuel et militant de la souveraineté, et ton parti, et surtout ton chef. Je te fais confiance, comme personne, pour porter nos aspirations communes d’une plus grande justice sociale, de plus de pouvoirs et de leviers pour les régionaux que nous sommes. Je suis certain que tu honoreras les gens du comté s’ils te désignent en tant que leur député.
Mais il y a aussi ton parti, et ton chef... Le Parti Québécois est pour moi un autre parti néolibéral comme les autres PLQ et ADQ. Malgré un programme teinté de progressisme, la petite histoire des gouvernements Péquistes passés démontre que ce vieux parti s’inscrit dans la même logique de l’économie de marché, du capitalisme et du néolibéralisme que le PLQ. PPP, privatisation en santé, bâillon parlementaire, des créations de Jean Charest? Non, le PQ s’en ai servi bien avant! La seule différence étant votre vieille et démodée option pour une obscure forme plus ou moins entière de souveraineté. Votre coalition péquiste gauche-droite ne tient d’ailleurs qu’à ce vieux projet, toujours remis plus ou moins de l’avant par l’aile parlementaire du parti. Comme les photos de René Lévesque, on ressort la souveraineté pour faire brailler les pleureuses nationalistes, mais personne n’y croit plus vraiment...
Et pourtant, quand on questionne les éluEs du PQ sur la lutte à la pauvreté ou sur la réforme du mode de scrutin par exemple, on nous promet d’agir APRÈS la souveraineté. Comme si il était impossible de le faire avant, par exemple quand le PQ avait le pouvoir au Québec... « Peuple à genoux, attends ta délivrance... ».
Et votre chef. Je l’ai connu alors que je travaillais à LASTUSE, et que lui occupait le poste de ministre de la solidarité sociale. Je me souviens de quelqu’un de très hautain, au dessus de ses affaires. Je me souviens que c’est sous sa gouverne que les assistéEs sociaux y ont goûté... Coupures, non indexation, etc... Un progressiste, Boisclair, non... Néolibéral diplômé à Harvard... Et qui il engage comme conseiller politique? Un chercheur de l’IÉDM, institut ultra néolibéral qui voudrait la mort de l’État pour la glorification du marché... Ouf...
Tu me connais aussi, Sylvain, comme un militant de gauche. En ce sens, c’est à Québec solidaire que je donnerai le peu de temps militant dont je disposerai. Même s’il y a très peu de chances que ne soit élu un député de QS à la prochaine élection et que leur option souverainiste ne me plait qu’à moitié, je considère qu’il y a de la place pour l’espoir en politique. Je suis aussi convaincu qu’il est plus que temps d’arrêter de faire des compromis qui sont lourds de conséquences...
Voilà pourquoi, si j’habitais Jonquière, je me casserais bien la tête sur la façon dont je devrai voter lors du prochain scrutin provincial. Excluant les néolibéraux libéraux et adéquistes, mon choix devrait s’opérer entre le candidat Gaudreault ou Québec solidaire...
Mais heureusement, je suis habilité à voter à Chicoutimi...
Salut!