Il y a dix ans, je cherchais dans Internet, un espace où l’information pourrait circuler entre nous, gens branchés du Saguenay et du Lac Saint-Jean. Favorisé par ma venue précoce à la réalité virtuelle, lors de mes études de maîtrise en études littéraires à l’UQAC, c’est par hasard que le moteur de recherche Copernic me livrait l’adresse de http://www.lbr.ca. Depuis des mois, je tentais de répertorier les sites ayant des liens avec les termes Saguenay, Lac Saint-Jean, régional, région 02, les noms de toutes les localités, des entreprises d’ici. C’était avant la multiplication des portails!
Heureux de ma découverte, j’ai envoyé le lien vers LBR à toutes les adresses de mon carnet d’envoi de courriels. Dans celui-ci, il y avait des neveux et des nièces établis aussi loin que le Manitoba et l’Australie. Au fil des ans, j’ai soumis des textes à LBR. À toutes les semaines, j’ai arpenté ses pages.
À 520 reprises (ou presque, je me souviens d’une seule non livraison hebdomadaire), il y avait dans ma boîte à courriel, un exemplaire de l'infolettre LBR rempli d’hyperliens intéressants. J’ai cité plusieurs de ses articles à des amis et contacts à travers le monde. On imagine mal l’impact que peut avoir un site consacré à une réalité régionale. Un confrère français me réécrivait après avoir reçu le cadeau du lien LBR : « J’ai passé le week-end, jour et nuit, à explorer ton site régional. J’y ai découvert plein de sujets que j’ignorais sur le Québec, le vôtre vu du Lac-St-Jean! » Il m’a reproché de lui avoir caché des choses que LBR lui révélait…mais, il était enfin capable de faire les nuances entre un Québécois régulier et un Bleuet «king size».
Dix ans de présence sur la toile Internet, vous avez déjà là, une preuve de pertinence à son existence durable. D’autant plus que notre région comme telle est à se reconfigurer par la base, afin de refaire surface dans la mer de la mondialisation.
Dans cette veine, il y a trop peu de médias entre les mains de résidents de la région, LBR en est un des rares. Nous mesurons mal l’importance de disposer d’une source d’informations, pensée et dirigée chez nous. On nous a habitué à la filtration des faits de notre quotidien par le moule de pensée montréalais. Pourtant, la mondialisation médiatique virtuelle accouche de blogs individuels par millions! Et nous avons notre propre mode de pensée, typiquement «bleuet», très exportable sur la planète entière.
LBR doit maintenant s’affirmer comme canal de diffusion d’informations efficace et fiable. Pas de tempête de neige pour nuire à la distribution, une lecture de l’actualité de chez nous qui ne s’enfarge pas dans les fleurs du tapis : espace/page, temps de diffusion, look obligé et autres contraintes des médias conventionnels.
Si vous voulez jeter un coup d’œil sur ce qu’ont été ces dernières dix années, rien n’est perdu, LBR vous offre son passé et son présent, tout en étant attentif à l’avenir. Il n’y a qu’à naviguer dans ses archives, s’abonner à la parution hebdomadaire et réagir à une région se manifestant par les pages web LBR.
Permettez-moi de féliciter amicalement Alain Bergeron pour sa persévérance géniale. Il a eu dès le début, l’esprit d’un visionnaire!
Je souhaite longue vie à son initiative en constante évolution.
Léo-Gilles Savard, B.A. M.A.
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