Réaction à l'article: Un Québec indépendant dans un Canada uni - Par Pascal D'amours
J’ai déchiré ma carte d’adhésion au parti québécois en 1980...
2006-11-15 13:47 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - J’ai déchiré ma carte d’adhésion au parti québécois en 1980 parce que j’étais contre la souveraineté-association telle que proposée par une bande de politiciens qui refusaient de souffrir et où seul «le bon peuple québécois» aurait pris sur son dos l’odieux de faire du Québec un état souverain par un hypothétique référendum gagnant.
Par définition, les hommes politiques ont le pouvoir de légiférer et de prendre les mesures nécessaires pour faire en sorte que le territoire qu’ils occupent soit celui qu’ils administrent et dont ils sont les responsables délégués pour prendre un certain nombre de décisions pour le bien de la collectivité. Pour ça, il faut un certain culot que n’a jamais eu notre classe politique depuis la dite révolution tranquille des années 60 chez-nous.
L’indépendance du Québec était plus que possible et même probable si la gang à René Lévesque avait mis ses culottes en 1976. La suite nous prouve que nous avons eu des farceurs comme hommes politiques au pouvoir depuis ce temps au Québec. Ils ont aidé le gouvernement fédéral à nous entretenir dans notre dépendance économique et politique au profit de l’Ontario et des provinces de l’ouest. Parce que, oui, le système fédéral est celui des anglophones du Canada. Il en fut ainsi et ça le sera tant et aussi longtemps que nous ne nous retirerons pas de cette aliénation permanente qui pèse sur la culture et le peuple québécois. Tout comme le Parti libéral du Québec, les sbires du Parti Québécois n’en ont eu que pour leurs propres petits avantages pendant cette période. Le temps des beaux discours et des belles images est terminé quant à moi et le prochain enjeu sera celui de se construire une nation québécoise avec des dents et du chien.
Dans ce glauque politico-comique qui dure depuis plus de trente ans, viennent en tête de liste les Claude Morin, Marc-André Bédard, Guy Chevrette, Pierre-Marc Johnson et Pauline Marois. René Lévesque un héros? Un «hésiteux»! Ça l’a d’ailleurs probablement tué. Les autres ont été des «suiveux» et des intellectuels sans envergure qui se sont contentés de joutes verbales avec les plus imminentes faces à claque du gouvernement fédéral. Pure perte de temps et d’argent, je dis.
La marque de commerce de Pierre-Eliott Trudeau, Jean marchand et de Gérard Pelletier a été de nous jeter à la figure un système fédéral qui étouffe la nation québécoise depuis sa fondation en 1878 et de nous obliger à l’avaler de force en sachant bien que notre élite québécoise ne lèverait jamais le petit doigt pour déclarer unilatéralement le Québec comme étant un état indépendant dès son arrivée au pouvoir et qu’elle se rabattrait toujours sur le peuple pour la moindre décision ayant comme enjeux un nouveau cadre juridique nous permettant d’administrer dans son entier nos revenus, nos ressources et notre territoire.
Et le gouvernement fédéral continue à retourner à peine 60% de ce que les québécois paient en taxes de toutes sortes. Ce fédéralisme là est fait sur mesure pour les anglophones et uniquement pour eux. Les québécois de souche francophone, qui désirent vivre et travailler en français sont des empêcheurs de tourner en rond dans l'actuel fédéralisme canadien. Le problème est qu’ici au Saguenay plusieurs ne le voient et ne le ressentent pas.
Il n'y a pas de place pour nous dans ce pays qui se nomme maintenant Canada et qui est contrôlé de plus en plus par les anglophones. Ne comptez pas sur moi pour continuer la valse des hésitations. J’ai été militaire pendant une période de tout près de dix ans et j’ai travaillé presque toute ma vie avec des anglophones. Ils ne sont pas mauvais sauf qu’ils voient uniquement à leurs propres intérêts et à leur propre culture. C’est légitime mais il nous appartient de faire en sorte que ce genre de situation soit corrigé en tant que politiciens et décideurs au Québec. Ils nous laisseront toujours sur le carreau sauf si nous renions notre culture et notre langue. C’est ça que vous voulez pour le peuple québécois? Je suis arrivé à un âge ou je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas.
Sus aux joutes verbales stériles! Vive les décideurs qui sont prêts à payer le prix pour les décisions qu’ils prennent. Ce pays ne se bâtira jamais sans douleur ni sacrifices. C’est là que le PQ nous a baisés.