Manchettes RSS (?)



La paresse intellectuelle de Blackburn

Un texte du Salon bleu, le blogue de Jean-Frédérick Gagnon
2006-10-26 11:25 - Commentaire d'opinion

<b>Visitez le blogue: <a href=http://www.lesalonbleu.blogspot.com/> Le salon bleu</a></b>
Visitez le blogue: Le salon bleu

- / LBR.ca / - C’est une belle nouvelle non pas pour les partis d’opposition mais pour près d’un million de travailleurs canadiens qui sont régis par le Code fédéral du travail : le projet de loi anti-briseurs de grève a passé l’étape de la deuxième lecture à la Chambre des Communes.

Mon objectif n’étant pas tant d’apporter la nouvelle que de la commenter, je pense néanmoins justifié d’apporter deux constats que j’ai effectué en l’apprenant.

D’un côté, le Bloc Québécois devient, pour l’une des rares fois depuis sa création, un parti utile. C’est d’une utilité tangible qu’il faut parler, d’une façon de faire qui touche non seulement les Québécois que les bloquistes défendent si ardemment mais, également, une partie de la population canadienne qui serait elle aussi touchée par l’adoption d’un tel projet.

Si le Bloc continue dans ce sens, les Canadiens comme les Québécois ne pourront plus se plaindre et dire que le Bloc est un club politique subsistant à l’aide des impôts versés par les contribuables.

« Le ministre du Travail, Jean-Pierre Blackburn, qui avait voté en faveur de la première version du projet de loi antibriseurs de grève, en 1990, accuse aujourd'hui le Bloc québécois de vouloir semer la bisbille entre les provinces. »

Dans un autre ordre d’idées, le Ministre du Travail et député de Jonquière-Alma, Jean-Pierre Blackburn adopte une position qui, selon moi, va a l’encontre de son mandat. À mon avis, le ministère du Travail doit s’assurer, d’un côté, du maintien ou de la création d’emplois et, de l’autre, de la qualité de travail des citoyens du pays.

Or, en votant contre un projet de loi justifiable, il met de côté les conditions de travail au profit du maintien des emplois. Ainsi, je suis persuadé du fait qu’il faudrait, au Ministre du Travail, garder un certain équilibre entre les deux devoirs identifiés ci-haut. Oublie-t-il qu’un travailleur qui gagne plus rapporte plus à l’État ?

« Si on avait huit provinces sur dix qui voulaient une loi antibriseurs de grève, on aurait un tout autre débat »

Bien qu’avoir une situation minoritaire pousse le gouvernement à adopter une attitude plus démocratique, il faut savoir faire preuve de bon sens et ne pas s’opposer à un projet de loi sans raison.

« Ottawa n'a évidemment pas besoin de l'accord des provinces pour interdire les briseurs de grève dans les secteurs relevant de sa compétence. »

Jean-Frédérick Gagnon
www.lesalonbleu.blogspot.com
Jonquière, Québec
jean_frederick1@hotmail.com

Réagir à cet article Version imprimable Envoyer à un ami

Pour d'autres informations dans « Opinion du lecteur »...

LBR.ca - Saguenay-Lac-St-Jean - AB

Tous droits réservés © 1996 - 2008 La Firme Inc.