Jeudi 14 Septembre 2006 - / LBR.ca / Le collège anglophone Dawson, école qui compte 7500 étudiants de jour, de toutes communauté ethniques, à été frappé par un tueur fou mercredi dernier. Kimveer Gill, 25 ans est le suspect numéro 1 dans cette affaire. Le tueur serait une personne renfermée, grand adepte des armes à feu. L’homme avait en sa possession une collection de fusils et de couteaux. D’après ce qu’on sait il aurait en quelque sorte annoncé son massacre. En parallèle à ce qui est affiché sur son blogue, laissé sur Internet, il était un homme sombre et noir qui semblait vivre dans un monde autre que le nôtre. Le déséquilibré parle en effet abondamment de son mal de vivre. Il soutient, deux jours avant la fusillade, que personne ne réussira jamais à le comprendre. Un incompris, un fou, personne ne le saura jamais; mais quoi qu’il en soit, il ne faut pas prendre à la légère des menaces comme celles-ci. À mon avis, le moindre petit signe devrait immédiatement être diagnostiqué. Au fond il voulait qu’on vienne à son secours puisqu’il a fait un appel a l’aide sur internet. Cet homme marginal et asocial n’a véritablement pas choisi la bonne méthode, puisque quand il s’est rendu compte qu’il n’avait aucune réponse et aucune aide, en plus de s’enlever la vie, il l’a enlevé à une jeune femme et en a blessé d’autres. Peut-être un manque d’attention de la part de ses proches et de ses parents où il vivait encore, mais cela reste à confirmer. Une mission difficile pour les enquêteurs de la SQ.
Le tueur était vêtu d’un imperméable noir et arborait une coiffure punk, de type mohawk. L’homme a tué une femme et blessé près de vingt personnes (de 18 à 23 ans) dont 6 sont dans un état grave aux soins intensifs. Les blessés ont été touchés à l’abdomen, au thorax, aux membres inférieurs et même à la tête. Après ces actes impardonnables l’homme se serait tiré une balle dans la bouche contrairement aux premiers rapports qui disaient que c’était les policiers qui lui avaient tiré dessus. Le bilan aurait pu être pire puisque les policiers, enquêtant sur une autre affaire, étaient sur les lieux même de la tragédie.
La tragédie de mercredi nous remet en tête tout l’émoi de la tuerie de Columbine, au Colorado, en 1999.
Cet évènement s’empile avec les autres survenus dans les années auparavant :
Polytechnique –
La tuerie de la Polytechnique de Montréal a ressorti un débat de société sur le statut des femmes dans notre société et l’égalité de celles-ci par rapport aux hommes. Marc Lépine* a sacrifié, en plus de lui-même, la vie de 14 femmes, 14 étudiantes de l’École Polytechnique. Pourquoi? On croirait à une simple conviction. En effet avant de tirer à bout portant sur les étudiantes présentes il aurait dit et je cite : « Féministes ». Un signe que l’homme détestait les femmes ou celles qui faisaient comme les hommes en étudiant en génie mécanique par exemple. La mise en scène de son geste est terrible. En commettant l’irréparable le tueur a voulu toucher chaque femme au plus profond d’elle-même puisqu’il a tiré seulement les victimes de sexe féminin. En effet il a dit au groupe de se séparer en deux, les hommes d’un coté et les femmes de l’autre. Quand le tout a été fait il a ordonné aux hommes de sortir. Quand ce fut fait il a tiré à bout portant sur les filles alignées sur le mur. Par le fait même il a décidé d’épargner les hommes. Une situation difficile à comprendre puisque le rôle des femmes dans notre société a été clarifié, cela fait un bon bout de temps quand même. Quoi qu’il en soit cette tragédie est encore gravée dans nos têtes et a créé une crainte certaine. Ce geste a eu des conséquences et une signification pour toutes les femmes. Dans le fond tout ce qu’elles voudraient ce n’est pas le pouvoir, ce serait seulement de vivre dans un société sans peur, sans menace, sans violence. Ces jeunes femmes, ni aucune autre d'ailleurs, n'avaient à payer de leur vie leur désir de se réaliser en tant qu’ingénieure.
La fusillade de l’Assemblé Nationale –
La fusillade du Salon Bleu de l’Assemblée Nationale ou l’ancien caporal Denis Lortie a fait feu sur l’assemblée en question.
Université de Concordia -
Finalement en Août 1992, un chargé de cours en génie mécanique de l’université Concordia, encore à Montréal, a tué deux personnes et en a blessé quatre ou cinq. La raison? : il s’était vu refuser sa demande de poste à temps plein et sa demande d’année sabbatique. L’homme était décrit comme une personne irascible et paranoïaque. Durant son procès, où il s’est finalement défendu seul, il a fait appel à près de dix avocats différents qu’il a tous congédiés les uns après les autres. Il soutenait que c’était l’université qui l’avait poussé à faire de tels actes en lui refusant ce qu’il avait demandé. Il a même demandé d’être jugé dans une réserve indienne parce que la cour était plus clémente. Il a finalement écopé d’une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.
Est-ce qu’on va être obligé de faire une fouille à toutes les fois que quelqu’un va entrer dans une école? Je crois que des moyens devraient être étudiés, ce qui nous amène à parler de la loi sur le contrôle des armes à feu. Tant qu’à moi, personne n’aurait le droit d’avoir une arme en sa possession à part pour des cas particuliers ou les agents de la loi. Chaque individu ayant des armes a feu devrait, sans aucune exception, avoir des certificats d’enregistrement. Aucune importation ou exportation d’arme d’un pays à un autre ou d’une barrière à une autre. Tout le monde devrait avoir, en plus du certificat d’enregistrement, un permis de port d’arme y compris pour les carabines et les fusils de chasse. À mon avis la loi n’est pas assez sévère, c’est trop facile de se procurer une arme et de s’en servir. On évalue pas le psychologique de la personne à qui on donne un permis aussi.
Ces tristes et sombres évènements nous démontrent que notre société évolue mais n’évolue pas nécessairement dans le bon sens. Elle se dégrade. Les tueurs sont de plus en plus présents et de plus en plus conscients de leur gestes puisque ce sont, la plupart du temps, des gestes prémédités.
Finalement après ce drame épouvantable nous pouvons seulement soumettre un problème : dans la société où nous vivons aujourd’hui, on se souvient des tueurs et on cherche à comprendre pourquoi ils ont fait cela, mais on oublie le plus important : les victimes et aussi les familles des victimes. Pour régler ce problème de violence qui règne au sein de notre monde il faudrait prendre conscience de cette violence en question et aussi apprécier les cotés positifs de notre vie. La violence est le moyen le plus facile pour régler ses problèmes mais le moyen qui fait le plus mal.