- / LBR.ca / - Le 22 juin dernier j'indiquais sur ce blogue mon intention de prendre une pause d'écriture pour une durée de deux semaines. Me revoici finalement de retour en forme après deux mois de pause. J'ai réalisé le printemps dernier qu'écrire une chronique de façon hebdomadaire demande une bonne dose d'auto-discipline. Je dois avouer que l'absence d'obligations concernant cette chronique pendant l'été m'a fait du bien.
Je n'ai cependant pas délaissé complètement le fil de l'actualité pendant toutes ces semaines; lorsque l’on est « accro », il nous faut notre dose. C'est pourquoi je vous livre en vrac ici quelques-unes des réflexions qui ont meublé mon été. Si le temps perdu et le soleil ne m'avaient pas tant ralenti, les trois sujets qui suivent auraient pu se transformer en trois chroniques estivales.
Mon coup de coeur pour un coup de boule
Bon, je sais, le sport n'est pas une passion pour bien des intellectuels. Je ne sais si ça vous embête, mais j'aimerais bien revenir sur le coup de tête de Zinedine Zidane, vedette de l'équipe française, en finale du «Mundial». Alors que la moitié de la planète avait les yeux rivés sur l'écran lors de ce match France-Italie, alors que le pointage était 1-1 et que la tension était à son comble, Zizou, comme on le surnomme affectueusement, a mis un frein à cette montée dramatique et ramené tout le monde sur le plancher des vaches en un seul coup de boule. Pour ceux qui étaient sur une autre planète à ce moment-là, je vous rappelle que Zidane a expédié un adversaire sur le dos en lui assenant un coup de tête au tronc.
Bon, mais qu'est-ce qu'il y a de magique dans ce geste me direz-vous ? Dans le sport professionnel d'aujourd'hui, voyez-vous, les athlètes doivent canaliser leur émotions, ils sont suivi par des thérapeutes, des psychologues, des motivateurs. Il en résulte des sportifs hyper concentrés, des êtres moitié humain, moitié machine. Zizou, le champion qui portait le poids de la France sur ses épaules, a pour sa part oublié l'espace d'une seconde le mantra de tous les sportifs: «keep the focus». À ce moment précis, Zizou est apparu comme un être pleinement humain au milieu d'un cirque de bêtes et de machines. Un être humain qui affirme à la planète «foot» qu'il y a des limites à ne pas franchir afin de rester des hommes.
Nous avons en effet appris quelques jours plus tard que l'italien terrassé avait insulté Zidane à plusieurs reprises durant la partie en traitant sa mère et sa soeur de putes. La presque totalité des gérants d'estrades ont souligné que Zidane aurait dû garder son calme, surtout lors d'une finale du Mundial. Pour plusieurs, Zidane est une bête sauvage qui a posé un geste violent devant des millions de jeunes à l'écoute. Plusieurs d'entre vous, j'en suis certain, diriez à votre garçon de 8 ans de garder son calme en pareil circonstance. Ouais, ouais, la violence, c'est pas beau, vous avez raison ! N'empêche que l'honneur et le respect de soi sont également de biens belles valeurs à transmettre. Zidane est un humain véritable qui a provoqué des émotions contradictoires au même moment à des milliards d'humains. Voilà la magie du sport : lorsque le fait divers touche à l'universel.
Mon coup de gueule contre la stratégie anti-terrorisme
Définitivement, la bêtise n'a pas de frontière. Qu'il soit juif, musulman ou blanc catholique, l'être humain me surprendra toujours par sa propension à répéter sans cesse les mêmes erreurs. Il me semble que ça relève pourtant de l'évidence: ne cherche pas à humilier ton prochain si tu ne veux pas qu'il devienne ton ennemi. C'est si simple et pourtant, toute la stratégie anti-terroriste américaine et israélienne va à l'encontre de cette maxime. L'Histoire est si riche d'enseignements à propos de situations d'humiliation qui ont engendré la terreur: l'Allemagne de 1918, les catholiques de l'Irlande du Nord, les Palestiniens de 1948, etc.
D'après vous, si l'on avait la capacité de comptabiliser le nombre de terroristes dont l'objectif est d'anéantir l'Occident et Israël, pensez-vous que ce chiffre a eu tendance à diminuer depuis le 11 septembre 2001 ? Bien sûr que non. De nouveaux mercenaires ou kamikazes se portent volontaires par dizaine chaque jour afin de faire la lutte à l'Occident. Et que dire des effets cumulatifs des guerres en Irak, au Liban ou de celle mené par le Canada en Afghanistan ?J’apprenait récemment que même dans les cercles progressistes de l’Afghanistan, une majorité de gens sont désormais plus sympathiques aux Talibans qu’envers le Canada, maintenant perçu comme un envahisseur.
Si, comme on le constate, la stratégie anti-terrorisme actuelle ne diminue pas la menace mais ne fait que multiplier les violences, faut-il continuer dans cette voie ? La réponse est si évidente. Soit Harper et Bush sont de parfaits idiots, soit ils poursuivent d’autres objectifs. Qu’en pensez-vous ?
Mon coup de main au maire Tremblay pour son départ ?
Comme ça, notre « bon maire Jean » serait tenté par l’aventure avec les conservateurs au palier fédéral. Youppi ! Si cela s’avérait, ce serait la meilleure nouvelle depuis une éternité pour notre région et ce à tous les niveaux : politique, économique, culturelle, sociale, etc. Pensez-y, Jean Tremblay, député à Ottawa, quelle chance en or pour que notre ville sorte enfin de sa torpeur.
La radio Kyk-Fm dévoilait ce matin un sondage indiquant que 51 % des citoyens de la région souhaitent que Jean Tremblay demeure maire de Saguenay plutôt que de sauter à un autre pallier. Malgré la volonté de la population, Jean Tremblay se déclarait toujours en réflexion ce matin par rapport à son avenir. Vas-y Jean, si tu te présentes en politique fédérale, tu auras mon vote, mieux, je vais te donner un coup de main. Au fond, je suis prêt à faire pratiquement n’importe quoi pour t’éjecter de ton siège de la mairie de Saguenay et mettre fin à ton emprise néfaste sur le développement de notre région.
Pascal D'amours
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