Lorsque Statistique Canada a émis son rapport en mentionnant que les terres de qualités situées en périphérie des villages et villes étaient en diminution ceci a engendré une réaction chez divers intervenants du milieu agricole et je les comprends.
2005-03-06 08:21 - Commentaire d'opinion
- / LBR / - Cependant nous remarquons que l’instance qui pourtant devrait être la protectrice des terres de qualité semble réfuter cette étude.
Toutefois, la Commission de protection du territoire agricole réfute les conclusions de Statistique Canada. « La zone agricole est pratiquement demeurée inchangée depuis 15 ans », affirme Lévis Yockel, porte-parole de la Commission.
La CPTAQ mentionne que la zone verte est toujours bien présente, ce qui est probablement exact, mais il est important de faire la différence de la qualité de la zone verte restante. Voilà la réalité!!!
Je le répète et le redis; La loi de la protection du territoire agricole est une bonne loi mais elle est mal appliquée car la CPTAQ favorise les constructions résidentielles contiguës aux villages et villes et ensuite elle nomme cette zone une zone blanche. Mais cette zone blanche était probablement une excellente zone verte.
La CPTAQ favorisant cette orientation brise les terres de qualité situées en périphérie et ensuite nos agriculteurs se retrouveront dans quelques années à défricher des terres de moindres qualité, à y mettre plus d’engrais, à y investir massivement et finalement ces terres produiront moins étant de moindre qualité.
Le président de l’UPA, Laurent Pellerin, croit que les données de la Commission ça camoufle des choses. «Au total au Québec, on dit qu’on maintient le nombre d’hectares en culture, mais on pige dans les meilleurs sols dans la région de Montréal et on les remplace par des terres en Beauce ou dans le Bas-Saint-Laurent, dit-il. On remplace du 1 par du 5. Dans du 5, on n’est pas capable de faire de la production maraîchère. On tombe dans du foin ou des graminées qui ont une valeur moins grande.»
C’est aussi ce que croit Statistique Canada, qui ajoute que cela aurait même un effet pervers pour l’environnement: sur des terres de moins bonne qualité, on a plus recours aux engrais et aux pesticides chimiques pour obtenir les mêmes rendements.
De son côté, la Commission n’a aucun mandat pour apprécier la qualité des terres. Elle ne fait que répondre à des demandes d’inclusion ou d’exclusion au territoire agricole.
Je suis bien contente que notre président de l’U.P.A semble voir la problématique de la disparition de ces terres de qualité situés en périphérie de nos villages ruraux et des villes lorsque pendant ce temps on refuse aux citoyens de se construire sur des rangs inoccupés et de moindres impacts (type de sol, topographie)…et qu’on les oblige à vivre en masse et contigu au noyau rural. Ce qui se passe à Montréal se reproduit ici en ruralité!
Il est certain que l’étalement urbain en périphérie des villages et villes cause la disparition de la zone verte de qualité mais la CPTAQ applique cela ainsi alors????
Une maison sur un sol de moindre impact en est une de moins sur un sol de qualité.
Marie-Christine Nys (agricultrice, conseillère et citoyenne)