Le ministre Goodale annonçait fièrement « Le Canada va doubler son enveloppe d’aide internationale»...
2005-03-05 08:39 - Commentaire d'opinion
- / LBR / - Puis il ajouta « d’ici 2011 », au mépris de la volonté des Canadiens dont 68 % ont choisi l’élimination de la faim comme mission internationale première d’Ottawa selon un sondage récent de EKO.
Dans les années 90, l’aide est passée de 0,50 % à 0,23 % du Revenu intérieur brut canadien. Maintenant M. Goodale va la « doubler par rapport au niveau de 2001 ». Vingt ans pour revenir au même point et aucun échéancier pour atteindre 0,70 %! Ma déception est profonde. Heureusement, M. Goodale veut favoriser le secteur de la santé en Afrique. Que la ministre Aileen Carroll y ajoute aussi l’autre pilier du développement, l’éducation, car près de 50 % des enfants africains ne sont pas scolarisés.
De plus santé et éducation vont de pair. Une nouvelle étude de la Banque mondiale montre que l’éducation des filles est un des moyens les plus efficaces de limiter l’épidémie du sida. Les filles représentent les trois quarts des jeunes nouvellement infectés. Or en Ouganda, les filles scolarisées au primaire sont deux fois moins infectées que celles n’ayant aucune éducation. Celles ayant complété le secondaire, quatre fois moins.
Les frais de scolarité sont le principal obstacle à la scolarisation universelle. L’Ouganda, la Tanzanie, le Malawi et le Kenya qui ont aboli ces frais très récemment en sont la preuve.
Lors du sommet en juillet, M. Martin pourrait-il rallier l’engagement des pays du G8 pour financer l’abolition totale des frais de scolarité dans tous les pays en Afrique?