Un commentaire de Marc-Alain Marcotte d'Hébertville
2006-06-16 08:40 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - À l’aube d’une globalisation grandissante et de la mondialisation, de nombreuses entreprises voient leurs richesses augmenter de façon exponentielle au fil des années. Cette époque est fortuite pour ceux qui possèdent la richesse. Toutefois, malgré les efforts des petites entreprises, celles-ci se retrouvent sur la voie de la faillite et cette situation paraît sans issue.
Les pays éminents comme la Chine, les États-Unis et ceux qui font partie de l’Europe occidentale sont de terribles adversaires pour les moins répandus sur le marché mondial. Le gouvernement canadien s’efforce tant bien que mal pour empêcher un trop grand déficit pour les petites et moyennes entreprises qui subsistent grâce aux subventions et aux aides de ce dernier et ce sans pour autant se mettre dos les dirigeants de l’OMC. Malgré ce déséquilibre flagrant entre les pouvoirs des grands monopoles et des mouvements financiers, les entreprises qui ont des ressources économiques à une plus grande échelle ne cessent de s’enrichir au profit des consommateurs du monde entier. Ainsi, les marchés plus faibles dans les régions du globe sont plus vulnérables et souffrent énormément du manque à gagner par rapport au marché mondial.
Désormais, la globalisation et la mondialisation, sont remis en question et on observe actuellement une crise qui s’étend dans la plupart des régions du globe, plus particulièrement les pays ayant une économie plus faible et dépendante, mais aussi dans les milieux où il y a une dépendance en ressources naturelles ou industrielles. On constate plus facilement les répercussions de cette crise dans les régions du Québec comme la Côte-Nord, le Sagnenay Lac-St-Jean et aussi la région de Terre-Neuve. Bien que le portrait qui se dresse devant l’avenir des régions peut paraître sombre, l’économie régionale semble vouloir ralentir le processus d’assèchement des ressources économiques, ce qui ne peut empêcher l’effondrement des systèmes régionaux.
Devant l’ampleur du problème, seul un marché régional entièrement porté sur les ressources naturelles peut prospérer sans trop de mal avec, bien-sûr, des effectifs réduits soit dans le nombre de travailleurs ou dans la quantité des services offerts. Cependant, au fil des années, de nouveaux problèmes se sont affichés menant vers une fatalité incontournable. Effectivement, de nombreux éléments comme la retraite massive des employés de l’état, la disparité des salaires, l’exode des jeunes et le non-renouvellement des services et des organismes sociaux risquent d’accentuer les effets d’une centralisation à tendance métropolitaine. Certains de ces éléments ont été facilement repérés par le gouvernement québécois. Toutefois, certaines de ces problématiques proviennent principalement des choix politiques pour le moins contestables de la part de la citadelle.
Tout d’abord, la mise à la retraite des fonctionnaires des différents créneaux gouvernementaux suppose essentiellement un renouvellement relatif pour chaque milieu. Étonnamment, le gouvernement Charest a non-seulement l’intention de bannir des organismes sociaux mis en place par les gouvernements précédents, mais également de ne pas renouveler les postes par de nouveaux travailleurs et ce dans les différentes branches du gouvernement soit : le ministère de l’agriculture et les services conseils qui oeuvrent auprès du milieu agricole.
En tant que citoyen de la région 02, on est forcé d’admettre que la situation risque de se détériorer au fil du temps si aucun changement n’est apporté de la part de l’État. Sans une nouvelle intégration de fonctionnaires au sein des institutions gouvernementales présentes sur le territoire, il y aura naturellement un déclin de services offerts dans la région; ce qui amènera une centralisation inévitable vers les grands centres urbains. Les conséquences de ces fermetures risquent d’avoir plusieurs répercussions dans le développement des régions, notamment dans le domaine de l’agriculture. Un des faits marquants est sans contredit la menace auquel l’ensemble des régions est confronté qui proviendrait à la fois de l’économie et à la fois d’une manière davantage circonspecte de la part du gouvernement. Tous ces facteurs n’ont pas pour effet d’aider à une expansion significative des régions du Québec, mais décèle plutôt les faiblesses qui risquent d’accentuer les mauvaises répercussions sur une économie déjà très délicate et sur une population qui connaît une chute dans l’espoir d’une régénérescence.
En conclusion, bien que le poids de ces responsabilités semble lourd à porter, il s’ajoute aux difficultés auxquelles les régions sont confrontées comme pour l’exode des jeunes, les coûts incommensurables du transport et la pauvreté qui touche plus durement les populations qui proviennent des milieux ruraux.