- / LBR.ca / - Profitant du concept de "fédéralisme d’ouverture" exposé par le PM Stephen Harper, Mario Dumont a fait, hier, une brillante prestation sur l'inanité de son projet autonomiste. Le chef de l'ADQ a ramené sur la table la notion dépassée du "beau risque" qui a, à l'époque, mené le camp souverainiste si proche de la victoire référendaire.
L'autonomie que propose Dumont, c'est sa façon à lui de faire les choses à moitié, de s'arrêter en plein milieu de la course. À première vue, le chef adéquiste n'a pas tort: Stephen Harper ouvre des portes à la population et elle serait bien frivole de ne pas se laisser charmer. Se faire promettre une place de choix à l'UNESCO et le règlement du déséquilibre fiscal, c'est une chose. Atteindre un objectif concluant, ça en est une autre.
Le Québec, même avec le statut autonome que Dumont veut aller chercher, ne pourra pleinement s'épanouir tant sur le plan national qu'international. Les ententes signées conjointement par le provincial et le fédéral ne permettront jamais à la province, régie par la structure de la fédération, de s'exprimer de façon claire et en son nom sur des questions qui l'intéresse sur toute la ligne.
Dans le cadre fédéral, les Québécois auront toujours à aller mendier à Ottawa des permissions qui, dans bien des cas, leurs sont dues. L'autonomisme adéquiste, c'est retarder de quelques années la scission inéluctable du Québec et du Canada. Ce sera un moyen de démontrer que les Québécois aspirent à plus et qu'ils sont éperdument épuisés des déceptions constitutionnelles.
Jean-Frédérick Gagnon
Jonquière, Québec
jean_frederick1@hotmail.com
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