Depuis quelques années, s’il y a un sujet qui commence à faire parler, c’est bien l’hypersexualisation des jeunes.
2006-05-04 09:36 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Chez les jeunes filles, l’arrivée de l’adolescence signifie la mise en valeur de leurs attributs physiques. Mais une chose que l’on remarque, c’est que depuis quelques années les filles vont commencer à exposer leurs attributs plus tôt. Elles sont transformées en objet de désir. Une raison qui peut expliquer ce phénomène est que les jeunes sont bombardés par le sexe. Que ce soit par les publicités, les films, les magazines ou même Internet, les jeunes vont tous être exposés à de la sexualité.
Les fillettes vont prendre comme modèle des vedettes comme Britney Spears ou Christina Aguilera qui adoptent des styles toujours de plus en plus provocants d’un clip à l’autre. Les jeunes garçons eux, vont prendre comme modèle les vedettes du «gangsta rap» et vont agir en «pimp» en traitant les femmes comme des morceaux de viande. Ces jeunes vont tous avoir une vision de l’amour centrée sur le sexe et la consommation. Cette société n’aide en rien, car le sexe est de plus en plus banalisé. Un peu partout, on voit pousser des clubs échangistes.
À la maison, les parents ne savent pas comment aborder le sujet de la sexualité avec leurs jeunes, donc ils préfèrent les laisser découvrir par eux-mêmes. À l’école, on autorise les fillettes à porter des tenues provocantes. Il y a aussi les médias qui véhiculent un message sur la sexualité qui est loin d’être subtil. De plus en plus, dans les revues destinées aux adolescents, on peut lire des choses comme : « presque tout le monde a une vie sexuelle fascinante et variée, sauf vous. Adoptez d’autres positions sexuelles, apprenez à aimer les actes sexuels vus dans la pornographie, amusez-vous avec les gadgets sexuels, vous connaîtrez l’épanouissement sexuel et, par conséquent, l’épanouissement personnel.» Sur internet, environ 70% du contenu concerne le sexe ou est lié au sexe. Les sites pornographiques y sont de plus en plus nombreux. Mais que faire devant cette plaie ? Comment sortir nos jeunes de cette orgie ?