- / LBR.ca / - J’ai remarqué que depuis quelque temps, plusieurs articles sont publiés à propos de la quête de l’éternelle jeunesse. Je ne sais pas quand ce problème a commencé, mais les gens qui vivent dans notre société refusent de vieillir. Chaque jour, nous sommes bombardés par les médias qui nous présentent des modèles de beautés inaccessibles, des modèles qui sont de plus en plus jeunes et la vieillesse est présentée comme une maladie qu’il faut éviter à tout prix.
À réponse à cela, les gens plongent tête première dans la course à la jeunesse, que ce soit à l’aide de chirurgie plastique, d’injection de botox ou de crèmes rajeunissantes miracles. De plus en plus de Québécois ont recours à la chirurgie esthétique. Félix Têtu, chirurgien plastique confirme la popularité de la chirurgie plastique chez les Québécois. Ils raffolent surtout des lissages et des liposuccions. La popularité de la chirurgie entraîne dans son sillage l'arrivée sur le marché d'une foule de produits de consommation imitant les interventions chirurgicales et ciblant encore une fois l'apparence physique. Ces produits nécessitent de moindres investissements et génèrent également moins d'impacts pour le corps humain.
Ce refus de vieillir et la présentation de modèles de beauté par les médias entraînent aussi de plus en plus de cas d’anorexie, et chez des personnes de plus en plus jeunes. Mais comment stopper ce fléau, lorsqu’on pense que l’anorexie frappe maintenant chez des jeunes de 8 à 12 ans. Le Dr Franzisca Baltzer, responsable de la clinique de l'adolescence de l'Hôpital de Montréal pour enfants (HME), a elle aussi hospitalisé l'automne dernier une fillette de huit ans pesant 30 kilos. Comment peut-on stopper tout ça ? Car cette représentation de l’idéal de beauté n’affecte pas que des personnes qui tentent de rajeunir, c’est maintenant rendu que ça frappe aussi des jeunes enfants. Doit-on réagir ?