- / LBR.ca / - J’ai eu l’impression qu’ici au Québec, nous vivons dans un rêve et que lorsque l’on se réveille, et que l’on voyage un peu dans un autre but que de se faire bronzer bien sûr, et bien on sort très vite de notre rêve pour côtoyer les vraies réalités de la vie. J’ai vu des aspects d’une réalité que je ne connaissais pas du tout. J’ai donc vu la misère. Ce que l’on ne peut voir ici dans un pays si bien nanti que le nôtre.
Lors de mon court périple dans la réalité, j’ai visité un tas de choses, dont 2 écoles. L’une des 2 écoles était une école publique où les enfants pouvaient y aller à condition d’avoir des papiers qui prouvent qu’ils ont une nationalité, ce qui n’est pas le cas pour plusieurs enfants haïtiens qui naissent en République Dominicaine. Donc les enfants qui peuvent aller dans cette école se font fournir un uniforme par une dame appelée Lisette Tremblay. Cette dame ramasse des fonds afin de donner du matérielle aux enfants qui vont à cette école publique. Elle s’occupe aussi de venir en aide aux enfants n’ayant plus de parents. Cette dame que nous avons rencontré tout à fait par hasard, nous a aidé à nous rendre dans cette école où certaines classes ne possèdent que 3 murs de tôle avec un plancher en terre battue. Nous étions scandalisés par le manque de tout qu’il y avait dans ce qui semblait être une école publique, mais nous avons été tout de même contents d’apprendre que ces enfants qui allaient dans cette école, allaient être éduqués comparativement à ceux de l’autre école.
Dans l’autre école, je ne sais pas si l’on peut appeler cela une école car c’est une église transformée quelques fois par semaine pour l’occasion, en un lieu où une dame appelée Bella Dorvil, fait venir les enfants haïtiens pour leur apprendre des comptines et des prières. Ce que cette dame fait est un travail formidable. Elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour donner du sens à la vie des enfants du Batey. Elle essaie comme elle peut de leur enseigner, comme elle sait le faire, un peu de français, de l’anglais, de prières et surtout, de la discipline. Car une des règles pour être admis à l’école publique, c’est d’avoir un minimum de discipline. Ce que les enfants de l’école de madame Bella n’ont pas eu la chance d’avoir. La pseudo école est un endroit tout à fait chaotique où il n’y a même pas de table pour écrire, seulement des bancs que les enfants s’amusent à sauter par-dessus.
Donc, à la suite de ces 2 visites, on ne peut rester froid et ne rien faire. On a le goût d’essayer, nous aussi, d’entrer dans cette réalité malheureuse pour aider ces gens qui sont dans un immense besoin.
Valérie Bouchard
Alma
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