- / LBR.ca / - On apprenait, dernièrement, que des programmes de prisons privées étaient envisageables sous le règne de Stephen Harper. Or, pour faire fonctionner des prisons, il faut une certaine abondance de criminels.
Jusqu’à lundi, rien, ou presque, ne clochait dans cette tendance de droite à la conservateur. On savait bien qu’Harper américaniserait le Canada avec des « God bless Canada » à la fin de la plupart de ses discours. On s’attendait à ce que les conservateurs soient plus proches de l’administration Bush que ne l’étaient les libéraux.
Mais, lundi, le vent tourne : Harper annonce que les peines allaient être plus sévères pour les criminels. «Crimes sérieux, sérieuses peines de prisons », c’est dans ces mots que notre chef d’État s’est exprimé pour annoncer son intension de faire régner la loi et l’ordre dans le pays.
Si on américanise la notion de sécurité publique au Canada, nous n’en sommes qu’au début des changements. La vision de l’ordre à l’américaine n’a pas la faveur de la population mondiale et Stephen Harper, en position inconfortable avec un gouvernement minoritaire, doit peser ses mots et penser ses actions avant de prendre un tel virage.
Changer du tout au tout la façon de contrer les crimes au Canada, c’est aller contre les principes de prévention et de réinsertion. Imposer des peines plus sévères, c’est utiliser les fonds publics pour garnir le coffre des amis du gouvernement qui tiendront des prisons privées.
Jean-Frédérick Gagnon, FINS
Jonquière, Québec
jean_frederick1@hotmail.com
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