Actuellement, le Ministre des finances du Québec jongle avec ses chiffres pour essayer de produire un budget équilibré...
2005-02-23 05:29 - Commentaire d'opinion
- / LBR / - Jean Charest a pourtant coupé de 103 millions les bourses des étudiants.
Pendant ce temps le même Jean Charest ne cesse de commander à coup de millions des études pour l’aider à décider de l’emplacement du CHU francophone. Celui du CHU anglophone étant déjà décidé.
Pendant ce temps toujours, le Québec n’a pas assez d’argent pour que nos hôpitaux et nos médecins dispensent aux malades les soins de santé pour lesquels nous payons de fortes taxes que Jean Charest lui-même juge trop élevées et veut abaisser. (d’un milliard)
Où est la logique?
Le Québec peut-il vraiment se payer deux CHU?
D’aucuns argumenteraient que le CHU unique devrait intégrer des éléments de l’Université de Montréal et d’autres de McGill et que les problèmes inhérents à cette intégration seraient quasi insolubles!
Est-ce à dire que nos doyens, nos administrateurs et nos médecins sont trop peu intelligents, trop enfantins ou trop obnubilés par leur pouvoir ou leur prestige pour résoudre cette problématique pourtant vitale pour la santé du peuple du Québec?
Permettez-moi de ne pas y croire.
Qui plus est, l'Université McGill forme, avec l'argent des Québécois, des médecins qui, pour nous remercier, quittent le Québec à hauteur de 60%. Nous payons pour former des médecins qui vont exercer en Ontario, au Canada ou aux États-Unis pendant que le Québec souffre cruellement d'un manque de médecins.
Alors que les Franco-Ontariens ont dû se battre devant les tribunaux pendant cinq ans pour conserver le seul hôpital francophone de cette province, le Québec va, alors qu’il n’en a pas les moyens, financer un méga hôpital pour une communauté anglophone qui ne représente que 8% de la population.
Notez bien qu’il ne s’agit pas ici du seul hôpital anglophone à Montréal! Au contraire, on y retrouve le Montréal Children, le Montréal Général, le Montréal Juish, le Royal Victoria…et je ne les connais probablement pas tous!
Ne sommes-nous pas vraiment un peu trop naïfs?
Le gouvernement de Jean Charest a reculé au sujet du financement des écoles privées juives. Heureusement, les Québécois ont alors cessé d'être naïfs et ils ont réagi énergiquement.
Morale de cette histoire : quand nous le voulons, nous sommes capables d'être lucides. Québécoises, Québécois, cessons d'être naïfs et réagissons une fois de plus!
Comme dit le proverbe : Mieux vaut tard que jamais!
À Montréal nous avons les moyens d’un CHU, pas deux.
Et vous, Monsieur Charest, n’attendez pas que les souris blanches aient en plus des sarreaux!