- / LBR.ca / - Aujourd’hui, je ne parlerai pas de la course à la direction du Parti Libéral qui a pris son envol dernièrement. Je n’élaborerai pas nécessairement sur le départ de Pauline Marois du monde politique. Non, j’insisterai plutôt sur la course à la direction du Parti Québécois, terminée en novembre dernier.
Ce n’est pas une cachette, ce fut une course sauvage et sans mercie. Les attaques étaient publiquement correctes, légitimement incorrectes. Plus loin encore que « l’affaire Boisclair », cette course au leadership a été un combat sans arrêt entre deux générations et, surtout, entre deux sexes.
La victoire d’André Boisclair, c’était l’occasion de démontrer que la souveraineté n’était pas seulement l’affaire de la génération de la Révolution tranquille. C’était le moment pour démontrer que la jeunesse était prête, elle aussi, à lutter pour obtenir ce quelle désire.
La défaite de Pauline Marois, à la fin de cette lutte, c’est également la défaite du féminisme au Québec. C’est la fin de l’ère Payette-Harel-Marois, le trio féministe péquiste qui représentait non seulement l’idée de la souveraineté, mais l’idée de la place de la femme dans nos institutions.
Le départ de l’ex-ministre, quant à lui, c’est une occasion de renouveau pour le Parti Québécois. C’est encore une fois le moment pour le mouvement politique de démontrer que le féminisme n’est pas l’affaire d’une génération.
Jean-Frédérick Gagnon, FINS
Jonquière, Québec
jean_frederick1@hotmail.com
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