À l’occasion du 8 mars, Journée internationale de la femme, il est devenu une tradition de parler de la violence faite aux femmes. Le gouvernement du Québec a aussi profité de la même occasion pour retenir du temps d’antenne à la télévision afin de présenter un clip montrant un homme en train de violenter sa conjointe. Évidemment, comme il fallait s’y attendre, le message subliminal qui est colporté par ce clip laisse subtilement entendre que seuls les gros méchants mâles sont responsables de la violence conjugale.
Ce qui m’étonnera toujours dans cette campagne annuelle de lavage de cerveaux qui frise l’hystérie, c’est avec quelle facilité les demi-vérités et le manque de rigueur scientifique passent si facilement la rampe médiatique. Que des femmes soient maltraitées, personne ne le niera et tout être psychologiquement normal dénoncerait cette barbarie. Là n’est pas mon propos. Lorsque l’on prend le temps d’analyser objectivement les recherches sérieuses sur la violence conjugale au Québec, on se rend rapidement compte que l’on assiste à une véritable manipulation de l’opinion publique de la part de certains groupes influents, bien organisés, et surtout grassement subventionnés.
Le plan d’action gouvernemental et les médias colportent actuellement qu’il y aurait 16 729 cas de violence conjugale dont 14 209 femmes qui en seraient victimes. Le problème, c’est qu’il s’agit, en fait, de personnes qui PRÉTENDENT avoir été victimes de violence conjugale. Toute une nuance! Les chercheuses Danielle Laberge et Sonia Gauthier affirment que seulement 31,6% de ces cas finissent par une condamnation. En d’autres termes, plus ou moins 10 000 hommes finissent par être relâchés après enquêtes. Plusieurs de ceux-ci ont été victimes de fausses allégations, ont été arrêtés et même emprisonnés, privés de leurs droits constitutionnels les plus élémentaires en vertu du « GUIDE DE PRATIQUES POLICIÈRES », article 2.2.13 promulgué par le Ministère de la sécurité publique en 1995.
Ce qui est encore plus inquiétant, c’est la mise sous le paillasson de la recherche de l’expert, monsieur Denis Laroche, du très sérieux Institut de la statistique du Québec qui publiait en 2000 un tableau complet de la violence conjugale au Québec. Avec une rigueur inébranlable, cette recherche en arrivait à la conclusion que la violence conjugale est presque également l’affaire des deux sexes. Ce même Institut révélait dernièrement que le Québec vit une des périodes les moins violentes de toute son histoire, chiffres à l’appui. Un sondage Léger Marketing a déjà démontré que 98% des femmes affirment n’avoir jamais été victimes de violence de la part de leur conjoint. Des petites chicanes, oui, des paroles musclées, certainement, mais pas de violence grave.
Certains organismes utilisent outrageusement la victimologie féminine non pas pour, prioritairement, venir en aide à des femmes en difficulté, mais bien pour s’assurer des entrées d’argent puisé dans les poches des contribuables. L’État ne vérifie jamais sérieusement où va tout cet argent et prend pour paroles d’Évangile les affirmations mélodramatiques de groupes de pression qui ont intérêt à toujours présenter les femmes d’ici comme étant des êtres atrocement victimes des grosses brutes québécoises mâles.
L’année dernière, lors d’une table ronde, je demandais à une responsable d’un important réseau de maisons d’hébergement , combien effectivement il y avait de femmes battues annuellement au Québec. Sa réponse fût instantanée : « 300 000 par année! ». Quand je lui ai poliment demandé de m’indiquer sa source d’information, elle m’a traité de masculiniste.
Le chiffre farfelu de 300 000 fausses victimes a coûté aux contribuables, depuis environ une décennie, la jolie somme d’environ 2 milliards de dollars, soit une véritable hémorragie de fonds publics. Et dire que notre ministre des finances se demande comment il va s’y prendre pour régler l’épineux problème de la dette!
Je suis parfaitement d’accord pour que l’on vienne en aide à des femmes qui en ont véritablement besoin et qui sont victimes de vraies brutes. J’estime toutefois qu’autant d’hommes ont besoin d’être protégés d’une violence féminine que notre société n’accepte pas de prendre au sérieux. J’estime enfin qu’il est grand temps que l’on cesse de prendre les citoyens pour des dindes en les bombardant sans vergogne avec des faussetés, des chiffres tordus qui permettent à certaines organisations de s’emplir les poches en utilisant les femmes comme source de financement lucratif.