- / LBR.ca / Dans une entrevue diffusée à Radio-Canada, le chroniqueur Alain Brunet évoquait l’enjeu face à l’arrivée de l’accès à la musique par internet. L’identité culturelle serait portée à disparaître dans notre contexte de mondialisation. Effectivement, on remarque une diminution des achats physiques de la culture dans les librairies, les disquaires et les centres de location vidéo.
Les distributeurs du « Web » sont de plus en plus organisés et productifs dans la vente par ordinateur et nous en sommes même à un point où nous devons nous poser la question suivante : « Comment l’industrie numérisée peut-elle compenser la disparition des distributeurs culturels ? ». +
Il est évident qu’un programme comme « Itunes » ne peut pas compenser le processus de diffusion dit « physique » en terme d’emplois. Dans cette société de consommation, l’accès rapide aux produits est en vogue, mais les conséquences en sont terribles autant sur le point de vue culturelle qu’économique.
Il existe aussi le problème de l’échange non autorisé. Depuis quelques temps, un permis de téléchargement libre a été instauré ; il s’agit de la licence globale. Cette licence permet aux utilisateurs de « Peer to Peer » (programme de téléchargement libre entre utilisateurs) d’échanger de la culture numérique, incluant la musique non autorisée, de façon nullement supervisée et seulement pour quelques dollars par mois. Voyez ainsi que la déculpabilisation est très abordable. Le problème majeur avec la numérisation de la culture, c’est que son accès est trop libre pour ce genre d’échanges et les failles sont trop nombreuses pour un utilisateur d’expérience.
Il est certain que cette abondance d’accès à la culture est formidable pour toute société, mais l’information mises à notre disposition face aux dangers de cette effervescence est très restreinte. L’informatisation de nos sociétés deviendra, dans un avenir très rapproché, une des principales causes du chômage.
Avant de consommer la culture par Internet, je vous invite fortement à vérifier d’abord si le produit convoité est en vente dans l’un des établissements culturels mis à votre disposition. Laisserons-nous vraiment l’informatique nous contrôler comme dans un mauvais film de science-fiction ? Soyons vigilants et faisons la part des choses en encourageant d’abord nos distributeurs locaux et surtout…non virtuels.