- / LBR.ca / - La réforme prévue au mode de scrutin ne fait pas couler assez d’encre à mon goût. Dans les journaux, à la radio et à la télévision, on en parle surtout du bout des lèvres. La complexité du nouveau mode de scrutin proposé nécessite d’investir beaucoup de temps afin d’obtenir une compréhension adéquate si une personne quelconque désire parler de ce sujet tabou.
Cependant, il s’agit d’un enjeu majeur pour l’avenir du peuple du Québec. Adopter la réforme telle qu’elle est adoptée peu, de manière concrète, changer le développement de notre province. Pour les libéraux, l’enjeu principal est de s’assurer d’accentuer l’écart entre les trois grands partis et les partis appelés « émergents ». C’est, d’une certaine manière, de créer un pacte avec l’ADQ qui poussera le Québec à vivre sous un règne de coalition bipartite de droite.
Chez les membres du Parti Québécois, le principal intérêt en jeu est la possibilité de faire un troisième (et dernier ?) référendum sur la souveraineté. Dans le cas où la réforme serait adoptée comme elle nous est présentée actuellement, la coalition ADQ-PLQ empêcherait la tenue de cette consultation publique sur la formation du pays du Québec.
Aux consultations publiques, peu de citoyens mentionnent la nécessité de confier un changement d’une telle ampleur aux mains du Directeur Général des Élections. Quand ils le font, les membres de la Commission sont absents, n’écoutent pas ou font abstraction d’une telle mention.
Pourtant, seul le DGE possède cette neutralité qui empêche la population de soupçonner un parti de présenter une réforme comportant des mesures partisanes. Dans tout ce débat qui, rappelons-nous, n’en est pas vraiment un, il faut utiliser cet argument. C’est peut-être le seul que nous avons et qui permettrait à la population du Québec de faire un choix neutre représentant réellement les besoins de la population.
Jean-Frédérick Gagnon, FINS
www.lesalonbleu.blogspot.com
Jonquière, Québec
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